Jacques Villette: Pour la réhabilitation de Maurice Papon
Accueil L'affaire   Qui est-il  Le Jury d'honneur Les raisons  Bordeaux   Le procès  Documents  Bibliographie  


L'affaire Papon

    A son procès, Maurice Papon, prenant conscience que personne ne cherchait la vérité, déclara le 10 février 1998 : "S’il y a une raison d’Etat, il ne reste plus qu’à réveiller les mânes de Voltaire et de Zola". Il se référait à deux affaires célèbres où la justice avait été bafouée pour raison d'Etat : dans les deux cas la Magistrature avait cédé aux pressions du fanatisme religieux ou politique, et avait renoncé à faire prévaloir le droit. Le temps passant, ces affaires furent les ferments de l'évolution de la société. Voltaire, en défendant Calas1, jeta les bases de la déclaration les "Droits de l'Homme", et les efforts d'Émile Zola pour défendre Dreyfus stigmatisèrent les ravages de l'antisémitisme.


    Si 56 ans après les faits, Maurice Papon a été condamné pour complicité de crime contre l'Humanité, ce ne fut pas à la suite d'une découverte quelconque, car tous les documents utilisés pour le poursuivre avaient déjà été utilisés pour les procès d'après guerre, mais parce qu'il y avait une volonté de faire condamner un ancien fonctionnaire de Vichy, si possible un notable, pour que la France se pense obligée moralement de défendre la politique d'Israël. La classe politique a utilisé l'affaire Papon pour des buts inavouables de basse politique et, in fine, a exigé de la justice une condamnation pour ne pas avoir à affronter les associations sionistes américaines. 

    La première attaque, en 1981, contre Maurice Papon avait pour seul but de faire élire François Mitterrand, mais la reprise de cette attaque par Serge Klarsfeld fut une action délibérée et soutenue financièrement par les instances sionistes américaines dont Serge Klarsfeld n'est qu'un agent d'influence. Les médias furent mobilisés pendant de nombreuses années et les instances sionistes françaises firent pression sur les partis politiques qui se succédèrent alternativement au pouvoir : la gauche refusait alors de prononcer un non-lieu tout en refusant de faire un procès – Serge Klarsfeld pouvait alors affirmer que Maurice Papon mourrait inculpé – et chaque fois que Jacques Chirac revenait au pouvoir, il ordonnait de relancer une instruction dans le but de nuire à François Mitterrand. Les grands principes du droit, tels qu'ils sont affirmés dans la Convention Européenne des Droits de l'Homme, ont alors été systématiquement bafoués par la justice sur les injonctions de la classe politique, alors que la France se prévaut d'être un État de Droit.

    François Mitterrand et Jacques Chirac étaient ensemble, en 1987, à la cérémonie du transfert au Panthéon des cendres de René Cassin2, Prix Nobel de la paix en 1968, qui avait été le grand défenseur des Droits de l'Homme. Il avait fait adopter par l'ONU la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, et avait créé l'Institut Européen des Droits de l'Homme à Strasbourg. René Cassin soutenait : "Il ne saurait être permis à quiconque de s'autoriser en apparence des grands principes pour masquer le fait qu'il les viole dans la réalité". 

    Le but de ce site est de convaincre les citoyens français de l'infamie de la condamnation de Maurice Papon et d'obtenir sa réhabilitation. Tous ceux qui ont pris la peine d'étudier vraiment cette affaire sont convaincus de son innocence.

    Les attaques contre Maurice Papon ayant porté sur tous les aspects de sa carrière, nous les étudions tous, ou plutôt nous donnons des orientations sur tous ses aspects, car cette affaire, qui durent depuis 23 ans, est tellement complexe qu'un site INTERNET ne pourrait suffire à les exposer en détail.

Note :
1 -
Calas (Jean), négociant calviniste, célèbre par sa mort tragique suite à une erreur judiciaire. Né à Lacabarède (Tarn) en 1698, il s'établit à Toulouse comme marchand d'indiennes. Le 27 octobre 1761, l'aîné de ses six enfants, Marc Antoine, se pendit dans le magasin de son père. Affolés, les parents commirent l'erreur de nier le suicide, pour ne pas voir leur fils traîné sur la claie. La calomnie, attisée par les passions religieuses, s'empara de ce désaveu pour accuser Calas d'avoir, avec la complicité de sa famille, étranglé son fils pour éviter la conversion de son fils au catholicisme. Traduit devant le parlement de Toulouse, le malheureux fut condamné à être rompu et expira sur la roue (mars 1762). Voltaire, alors à Ferney, recueillit la veuve et deux enfants de Calas, puis il se consacra à la réhabilitation de la mémoire de leur père. Pendant trois ans, il ne cessa de s'élever avec énergie contre la légèreté qui avait prévalu dans la conduite de l'affaire. Ses éloquentes protestations aboutirent à la révision du procès : un tribunal extraordinaire de cinquante maîtres de requêtes cassa l'arrêt du parlement de Toulouse et réhabilita la mémoire de Jean Calas (9 mars 1765). (Nouveau Larousse Illustré)

2 - René Cassin.(5 octobre 1887 - 20 février 1976). Juriste éminent, il fut gravement blessé au combat en 1917. Entre les deux guerres, il consacra son énergie à aider les mutilés et les orphelins de la guerre, à l'Office National des Mutilés et au Conseil Supérieur des Pupilles de la Nation. Pacifiste, il participa à la création de la Conférence Internationale des Mutilés Anciens Combattants. En 1940, Conseiller d'Etat, il rejoignit le Général De Gaulle, et devient son Conseiller Juridique, puis Commissaire National à la Justice au Conseil National de la Résistance. En 1943, il devient Président de l'Alliance Israélite Internationale. C'est au nom des droits de l'Homme et des principes de la démocratie qu'il fit illégitime le régime de Vichy et qu'il établit les bases de la réparation, qu'il voulait totale, des préjudices causés par les lois antisémites. Il travailla de concert avec Emile Terrenoir.

- Les idées reçues  - Analyse chronologique et politique  de l'affaire - La chronologie détailléeMonsieur Papon demande à être inculpé - La lettre de Maurice Papon  au Président - Le C.R. de l'audience