Jacques Villette: Pour la réhabilitation de Maurice Papon
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Le procès transmis à la demande par l'I.N.A.

Attention : cette page est devenue obsolète.

La classe politique et la magistrature ont pris conscience du scandale qu'a constitué le procès de Maurice Papon et, guidées par un sentiment de honte, elles ont fait le nécessaire pour qu'il ne soit plus accessible par INTERNET.

Les avocats de Maurice Papon avaient tenté de faire interdire la retransmission de passages importants du procès par la chaîne de télévision Histoire, sans y parvenir. Cette chaîne a donc diffusé 41 émissions de 2 heures qui, une fois retiré le temps de présentation par une Anne Sinclair particulièrement sectaire, représentait environ le cinquième du procès. Malgré que le choix des extraits fut fait plus pour soutenir l'intérêt du téléspectateur que pour faire connaître la vérité, j'avais remarqué que cette diffusion avait entraîné le public a une vue de ce procès favorable à Maurice Papon. Il m'arrive de recevoir des messages très désapprobateurs de mon action, du type "votre site me révulse", mais à l'époque ils étaient tous franchement approbateurs. Il en fut de même pour la retransmission intégrale du procès sur INTERNET par l'I.N.A. 

Il est probable que la communauté juive, qui a milité pour ce procès ait lieu, après avoir exigé qu'il fut totalement enregistré "pour l'Histoire", ait perçu cet effet contraire à celui prévu qu'engendre sa diffusion. Cette communauté est alors intervenue auprès du pouvoir politique pour en faire limiter la diffusion. Il faut maintenant une autorisation spéciale qui peut demander 2 mois à obtenir (conditions légales) et il faut se déplacer pour la consultation.

Ancien texte :

Maintenant que la totalité du procès est  accessible par Internet, il faut bien reconnaître qu'il est vraisemblable que personne n'en regardera la totalité, tant cela est fastidieux. Je ne suis pas sûr que même les personnes qui ont été directement concernées, soit qu'elles furent des victimes directes ou indirectes de l'extermination des juifs, soit qu'elles furent des témoins qui n'ont pas assisté à la totalité du procès, le feront. Cependant, certaines dépositions constituent des éléments d'une meilleure compréhension de l'époque, de la souffrance qu'elle a engendrée et du déroulement des évènements. Des historiens ou des personnes cherchant à comprendre l'époque pourront se référer à certains témoignages qui, comme tous les témoignages, doivent être pris avec du recul, en tenant compte de ce que les témoins pouvaient savoir à l'époque, du matraquage médiatique qu'elles ont subit avant le procès, et du contexte de leur déposition.

Dans le but d'aider ceux qui voudraient se documenter, nous avons constitué un tableau qui fournit des repères et qui, en utilisant la fonction "recherche" du logiciel de consultation de pages du "WEB", permet de retrouver la journée d'une déposition ou d'un témoignage. Une fois la journée trouvée, il suffit de "cliquer" sur le numéro pour obtenir la retransmission de l'INA désirée.

On comprend que la chaîne Histoire ne pouvait pas transmettre la totalité du procès. Déjà la transmission de moins de 80 heures du procès sur plus de 500 heures, malgré les subventions reçues, lui a coûté cher. Ceux qui auront le courage de regarder certaines journées pourront constater à quel point la transcription présentée dans le soi-disant compte rendu sténographique du procès de Maurice Papon, parue chez Albin Michel, est tendancieuse quand elle n'est pas fausse. Je m'y suis laissé prendre.

NB : J'invite ceux qui détecteront une erreur dans ce tableau à me la signaler. Je  vous en remercie.

 

Date / durée

Sujet

Minu-
tage

Témoignages/évènements

1

8 octobre

Préalables

14 h 05

Me Varaut demande la mise en liberté préalable de Maurice Papon

 

1997

Demande de libération

14 h 45

Le procureur général conteste

 

(mercredi)

 

15 h 15

Les parties civiles contestent

 

 

 

15 h 40

J.-M. Varaut, puis Maurice Papon concluent.

 

 

 

16 h 35

Le Président désigne des experts médicaux (Suspension)

 

 

 

17 h 25

Tirage au sort des 9 jurés + 9 suppléants

 

 

 

 

 

2

9 octobre

Un procès équitable ?

13 h 30

Compte rendu des experts : ils recommandent l'hospitalisation.

 

 

 

13 h 45

J.-M. Varaut redemande la libération. Mise ne délibéré de cette question

 

 

 

 

J.-M. Varaut conteste le procès au vu du droit européen.

 

 

 

15 h 15

L'avocat général conteste.

 

 

 

15 h 50

Le bâtonnier Favreau proteste contre la mise en liberté.

 

 

 

16 h 10

Alain Lévy prend le relais.

 

 

 

16 h 30

Me Welzer poursuit. (suspension de ½ heure)

 

 

17 h 15

Appel des témoins par ordre alphabétique, jusqu'à la lettre P: une hécatombe.

 

 

 

 

 

3

10 octobre

Comparution libre

 

On apprend que Maurice Papon a été hospitalisé dans la nuit.

 

 (très courte)

13 h 30

Le Président a décidé que Maurice Papon comparaîtra libre. Les Parties civiles protestent.

 

 

 

 

Hors audience : Arno Klarsfeld déclare qu'il se retire du procès.

 

 

 

 

 

4

13 octobre

 

 

Hors audience : nombreuses protestations dans la presse

 

(lundi)

 

14 h

Protestation des parties civiles

 

 

 

14 h 40

Arno Klarsfeld revient dans le procès,

 

 

 

15 h 40

Poursuite de l'appel des témoins : Maurice Rajsfus, cité par la défense refuse de comparaître ; Henry Rousso aussi.

 

 

 

 

Lecture de l'acte d'accusation, avec un rappel de la procédure.

 

 

 

 

 

5

14 octobre

Les charges.

13 h 30

J.-M. Varaut proteste contre la campagne contre Maurice Papon et ses témoins. Les hôtels refusent de l'héberger

 

 

 

 

Suite de la lecture de l'acte d'accusation.

 

 

 

 

 

6

15 octobre

Analyse de personnalité

13 h 45

Le Président rejette la demande d'annulation du  procès.

 

 

 

13 h 50

Présentation du curriculum vitae de M. P.

 

 

 

16 h 10

M. P. doit répondre aux questions sur le drame de Charonne.

 

 

 

17 h 10

Roger Levy vient confirmer que son frère Maurice était un ami de M.P.

 

 

 

17 h 15

Michèle Aumont confirme que M.P. était ami de Monseigneur Duval en Algérie

 

 

 

18 h 05

Roger Braconnier (suspension à 18 h 25)

 

 

 

 

 

7

16 octobre

Témoins de moralité

13 h 35

Pierre Messmer

 

(jeudi)

 

14 h 15

Jean Caille rapporte que M.P. avait la confiance de grands résistants.

 

 

 

15 h 35

Jean-Luc Einaudi rappelle la cabale anti-Papon sur son rôle dans la guerre d'Algérie et en octobre 1961.

 

 

 

18 h 30

Jean Lisbonne témoigne que très jeune M.P. était anti-hitlérien

 

 

 

 

 

8

17 octobre

 

13 h 40

Raymond Barre

 

 

 

14 h 25

Olivier Guichard

 

 

 

15 h 05

Philippe Mestre témoigne que M.P. avait toute la confiance de Bourgès-Maunoury

 

 

 

15 h 05

Paul-Henry Watine témoigne que M.P. était un grand serviteur de l'Etat

 

 

 

15 h 50

Serge Vinçon

 

 

 

 

 

9

Lundi 20 octobre

 

13 h 50

Jean Bozzi témoigne que le général de Gaulle avait beaucoup d'estime pour M.P.

 

 

15 h

Michel Didier

 

 

 

15 h 50

Jacques Genton répond au reproche fait par le jury d'honneur : à Saint-Amand le sous-préfet s'est enfui et a été remplacé par un sous-préfet milicien.

 

 

 

17 h

Laï Kamara, ami politique, expose les idées politiques de M. P.

 

 

 

 

 

10

21 octobre

 

13 h 40

Marc Robert revient sur le cas de Saint-Amand : le sous-préfet ne s'était pas enfui mais avait été arrêté.

 

 

 

13 h 50

Claude Bouchinet-Serreulles  (il a remplacé quelque temps Jean Moulin)

 

 

 

15 h 55

Maurice Doublet

 

 

 

16 h 45

M. Chaix du service des questions algériennes en 1961.

 

 

 

17 h 35

Confrontation à Jean-Luc Einaudi.

 

 

 

18 h

M.P. présente ses vues sur la journée du 17 octobre 1961.

 

 

 

 

 

11

22 octobre

 

13 h 40

Me Zaoui proteste contre ce qui se passe à l'extérieur du palais de justice.

 

 

 

14 h 05

Mme Chapel (épouse du chef de cabinet du préfet régional)

 

 

 

14 h 35

Jean-François Steiner (auteur de Tréblinka) (interruption de 45 minute car M.P. a eu un malaise)

 

 

 

16 h 15

Maurice Druon

 

 

 

 

 

12

23 octobre

M. P. est malade

13 h 30

M.P. est à l'hôpital Haut-Lévèque. Le président décide que le procès ne reprendra que le lundi 27 octobre. 

 

 

 

 

 

13

Lundi 27 octobre

M. P. toujours malade

 

Le président désigne l'expert qui devra définir quand pourra reprendre les audiences

 

 

 

 

 

14

Mercredi 29 octobre

M. P. toujours malade

 

J.-M. Varaut, Henri Desclaux et les avocats des parties civiles discutent sur l'intérêt de témoignages d'historiens du régime de Vichy

15

Vendredi 31 octobre

Le régime de Vichy
par des historiens

15 h 50

Robert Paxton. Il ne présente pas la réalité sur le sujet de la contrainte qu'exerçait l'Allemagne sur le gouvernement de Vichy, mais il en est plus proche que ne l'ont déclaré les média. Sa déposition a été dénaturée.

 

 

 

17 h 15

Henri Amouroux  qui subit une attaque personnelle par Arno Klarsfeld

 

 

 

 

 

16

Lundi 3 novembre

 

13 h 30

J.-M. Varaut attire l'attention du Président sur le fait que la mise en causse personnelle des témoins devient une habitude des parties civiles

 

 

 

15 h 50

Jean-Pierre Azéma rappelle la politique antisémite de Vichy, et le renforcement par Laval d'une politique anti-anglaise. Présentation des vichysto-résistants. Les discussions portent sur les pouvoirs de préfets régionaux et ceux des intendants de police, puis sur l'attitude de la magistrature.

 

 

Reprise du C.V. de Maurice Papon.

17 h 30

M. P. reprend la présentation de son C.V. à partir de son retour en France et de sa guérison. Il réintègre son poste où il retrouve Maurice Sabatier qui, lui aussi a retrouvé ses fonctions sur le demande de Darlan.
En fin de journée M. P. présente une lettre de Darlan, datée du 25 juin 1941, qui prouve qu'il a été pris à transporter des documents que ses amis juifs lui avaient confiés.  Fin vers 19  h.

17

Mardi 4 novembre

Rôle du patron de M.P. et celui de M.P. lui même

10 h 05

Discussion entre M.P. et le président sur les fonctions des secrétaires généraux de Vichy, du temps de Laval.
Après une étude sur son rôle de 1940 à 1942, M.P. explique qu'il n'a pas démissionné parce que cela eut été un abandon de poste.
Il expose les conditions de sa mutation à Bordeaux

 

 

 

14 h 30

J.-M. Varaut demande que les archives de l'U.G.I.F. soient versées au dossier.

 

 

 

15 h 45

Philippe Burin : La politique de collaboration  dans la fonction publique.

 

 

 

17 h 45

René Rémond

 

 

 

18 h 35

Jean Lacouture (Suspension à 19 h 20)

 

 

 

 

 

18

Mercredi 5 novembre

Le fonctionnement de l'administration

13 h 40

Marc Olivier Baruch expose le fonctionnement de l'administration sous Vichy. (Suspension à 17 h 10)

 

 

 

17 h 25

M. O. Baruch reprend la parole mais un incident intervient. Il porte sur le rapport des experts désignés par la première instruction qui a été annulée, rapport, lui aussi annulé, que J.-M. Varaut a fait publier. En fin de soirée, M. P. donne son avis sur le fonctionnement de l'administration à Bordeaux.

 

 

 

 

 

19

Jeudi 6 novembre

L'organisation de la préfecture régionale

14 h

Le Président décrit le fonctionnement de la préfecture régionale. discussion sur la différence entre la délégation de compétence et celle de la signature.

J.M. Varaut constate que les archives de l'Intendance de police n'ont été utilisées que par les parties civiles et qu'elles ne sont pas versées au dossier.

 

 

 

16 h

Adrien Castenet qui était au cabinet du Préfet régional sous l'autorité de Jean Chapel : on dit maintenant que M. P. aurait du savoir le sort des juifs, mais que savait-on sur le goulag  ?

 

 

 

18 h

André Briaud, responsable du fichier du STO, témoigne : nous sabotions le fichier M. P. s'en est aperçu et il a couvert ses subordonnés. M. P. m'a sauvé la vie en 1943 ! (fin à 18 h 40)

20

Vendredi 7 novembre

Fonctionnement de la préfecture

13 h 45

Bernard Bergerot. Dans l'armée de l'Armistice puis Résistant et fonctionnaire dans le ministère de l'Intérieur. Il rappelle que la délégation de signature n'entraîne pas celle de la responsabilité, en droit administratif. Il prend la défense du corps préfectoral. Il est très attaqué par Arno Klarsfeld. (suspension 15 h 20)

 

 

 

15 h 55

Long échange sur les responsabilités du secrétaire général.

 

 

Fonctions de M.P.

16 h 10

Bernard Vaugon, fonctionnaire à la sous préfecture de Dax, il est dénoncé par "Je suis partout" et chassé par les Allemands. Sous préfet de Soisson à la Libération, il est membre du CDL. Il témoigne : personne n'imaginait le sort des déportés.

 

 

 

17 h

L'avocat général Marc Robert interroge M.P. sur le fonctionnement de la préfecture. Il demande souvent à M.P. de répondre à la place de Maurice Sabatier.

 

 

 

 

 

21

Mercredi 12 novembre

Suite de l'interrogatoire de M. P. par Marc Robert

13 h 40

L'interrogatoire porte sur les attributions de M.P. en matière de police : néant. Les relations avec le KDS étaient très réduites : M.P. y a été convoqué trois fois pour subir des remontrances et des menaces.

 

 

 

 

 

22

 Jeudi 13 novembre

Service des questions juives

13 h 45

Questions posées par les avocats des parties civiles

 

 

 

 

 

23

   14 novembre

Suite

13 h 35

J.-M. Varaut dépose ses conclusions sur les radiations du fichier des juifs, mentionnées dans le rapport des experts.

 

 

 

 

Protestations des parties civiles contre Michel Bergès qui fait des déclarations dans la presse qui mettent en cause l'instruction

 

 

 

14 h 30

Le président interroge M. P. sur le service des questions juives et sur le fichier.

 

 

 

 

M. P. a un malaise, et le Président déclare une suspension à 16 h 30

 

 

 

17 h 30

A la reprise, le Président annonce que le corps médical recommande de suspendre.

 

 

 

 

 

24

Lundi 17 novembre

M. P. est absent

13 h 30

Des parties civiles accusent M. P. de se faire porter pale pour les empêcher de parler. Le Président désigne un expert et reporte la reprise au jeudi 27.

 

 

 

 

 

25

Jeudi 27 novembre

Expertise médicale

13 h 30

Le Président lit le rapport de l'expert et reporte la reprise au 4 décembre.

 

 

 

 

 

26

Jeudi   4 décembre

Reprise de l'étude de rôle du service des questions juives

13 h 40

En entrée, J.-M. Varaut proteste contre le discours de Lionel Jospin au dîner annuel du CRIF. Il s'agit d'un pression du pouvoir politique sur la justice.  
Le président reprend l'interrogatoire de M. P..

 

 

 

16 h 40

Christiane Hipolitte, contractuelle à l'age de 18 ans au service des questions juives. J.-M. Varaut démontre facilement que Mme Hipolitte a été préparée par les parties civiles.

 

 

 

 

 

27

5 décembre

 

13 h 40

J.-M. Varaut réclame que les archives de l'intendance de police soit versées au dossier, ce à quoi s'opposent les parties civiles car elles soutiennent que la défense cherche à discréditer l'instruction (ce que J-M Varaut ne conteste pas).

 

 

Henri Desclaux  interroge M. P

 

Très long interrogatoire de M. P. par le Procureur général Henri Desclaux portant sur les pouvoirs relatifs : de l'Intendance de police, du KDS, de la Kommandantur, de la Délégation régionale du Commissariat général aux question juive, de la SEC et du service des questions juives de la préfecture. (suspension à 16 h 10)

 

 

 

16 h 55

Suite de l'interrogatoire. M. P. fait remarquer que le procureur lai fait porter la chaîne de responsabilité, de Sabatier à Garat.

 

 

 

 

 

28

Lundi 8 décembre

 

14 h

Les parties civiles harcèlent M. P. de questions parfois hors sujet, qui sont souvent des accusations déguisées, quand ce ne sont pas des insultes : M. P. a le droit de mentir, donc il ment !  (suspension de 30 mn)

 

 

 

16 h 30

Suite des questions, orientées sur les fonctions des gardiens français et allemands du camp de Mérignac.

 

 

 

 

 

29

Mardi 9 décembre

Léon Librach

 

En entrée, J.-M. Varaut demande que des document en allemand soient versés au dossier.

 

 

 

14 h 25

M. P. expose le cas dramatique de Léon Librach, français né à Varsovie, dont il a demandé le transfert à Drancy.  M. P. était depuis deux jours à Bordeaux et des policiers de l'équipe Poinsot ont demandé ce transfert en prenant garde de ne pas signaler la nationalité. (Suspension à 16 h)

 

 

 

16 h 40

Questions de l'avocat général Marc Robert

 

 

 

 

 

30

Mercredi10 décembre

Suite de l'étude du cas de Léon Librach

13  h 45

Témoignage de Hersz Librach dit Henri Librach, cousin de Léon. Il nous apprend que l'épouse de Léon savait que Léon avait été arrêté par les Allemands et détenu à Libourne. Il explique comment des membres de sa famille ont été arrêtés à Paris, où le commissaire d'arrondissement, antisémite notoire, a été muté en province par la commission d'épuration.

 

 

 

15 h 55

Les magistrats et les parties civiles posent des questions à Henri Librach, et reprennent une action de harcèlement de M. P..

 

 

 

 

 

31

Jeudi 11 décembre

La rafle du 16 juillet 1942

13 h 50

En entrée J.-M. Varaut dépose de nouvelles pièces concernant UGIF de Bordeaux.

Le Président entreprend un long interrogatoire de M. P. sur les documents afférents à la rafle du 16 juillet (très intéressant).

 

 

 

 

 

32

Vendredi 12 décembre

Suite

13 h 40

Reprise de l'interrogatoire. De nombreuses questions portent sur les actions de Garat. Analyse des exemptions obtenues par Garat. (suspension à 16 h 10)

 

 

 

16 h 40

. Nombreuses question sur le rôle du commissaire Techoueyres.

 

 

 

 

 

33

Lundi 15 décembre

Témoignage de Geoges Gheldman

13 h 40

Fin de l'interrogatoire sur le convoi pour Drancy.
Interrogatoire par l'avocat général.(suspension à 16 h)

 

 

 

16 h 40

Témoignage de Georges Gheldman. Sa mère a été arrêtée à Dax et son père à Paris. Ils sont partis de Drancy dans le même convoi. Incidents entre le Président et Arno Klarsfeld. Evocation du fait que des juifs hongrois (non déportables) ont été qualifiés de polonais (déportables).

 

 

 

 

 

34

Mardi 16 décembre

 

13 h 50

En entrée, Arno Klarsfeld présente ses regrets au Président pour son attitude du vendredi précédent.
Imbroglio sur les listes : il est impossible de savoir de quand elles datent. De même pour les arrestations de Hongrois. L'avocat général harcèle M. P. qui a un malaise. (suspension à 16 h)

 

 

 

16 h 40

Suite de l'interrogatoire par l'avocat général.( suspension à 17 h 50)

 

 

 

 

 

35

Mercredi 17 décembre

 

14 h

Interrogatoire par les parties civiles : Arno Klarsfeld soutient que M. P. pariait sur la victoire de l'Allemagne ; Gérard Boulanger soutient que M. P. a fait retarder le procès ; Me  Favreau soutient que M.P. a ordonné des arrestations etc (suspension à 15 h 50).

 

 

 

16 h15

Témoignage de Hersz Librach au sujet de l'arrestation de son frère Benjamin.

 

 

Dépositions de parties civiles

17 h 30

Jacky Alisvacks témoigne de sa mémoire reconstruite, qui lui commande de haïre Papon. (suspension à 17 h 40)

 

 

 

 

 

36

Jeudi 18 décembre

 

13 h 40

Témoignage de Maurice-David Matisson, puis de Armand Benifla

 

 

 

16 h 10

Pierre Grunberg

 

 

 

 

 

37

Vendredi 19 déc

 

13 h 50

Nicole Grunberg

 

 

 

14 h 30

Jean-Marie Matisson

 

 

 

14 h 55

Esther Vogiel  (suspension à 15h50)

 

 

 

 

 

38

Lundi 22 décembre

Etude du convoi du 26 août 1942 (enfants)

14 h 30

Le Président interroge M. P. au sujet du sort des enfants épargnés de la déportation de juillet. Au sujet d'un compte rendu d'in entretien téléphonique, M.P. signale un faux construit par Michel Slitinsky qui en a extrait une phrase en mettant la signature dessous pour lui faire porter la responsabilité de l'ordre reçu..

 

 

 

 

 

39

Mardi 23 décembre

 

14 h 10

Suite de l'interrogatoire.

 

 

 

 

 

40

Lundi 5 janv. 1998

 

14 h 20

Le procureur général interroge M. P.

 

 

 

 

 

41

Mardi 6 janvier

 

13 h 40

Les parties civiles interrogent M. P.

 

 

 

17 h 40

Léon Zygjel

 

 

 

 

 

42

Mercredi 7 janvier

 

13 h 40

Les parties civiles poursuivent leur interrogatoire.

 

 

 

15 h 55

Vidéo de la déposition d'André Frossard au procès de Klaus Barbie

 

 

 

 

Vidéo de la déposition de Yves Jouffa au même procès

 

 

 

17 h 45

Sylvain Molho

 

 

 

 

 

43

Jeudi 8 janvier

 

13 h 45

Interrogatoire de M. P. par Me Varaut

 

 

 

17 h 15

Juliette Benzazon

 

 

 

17 h 30

René Jacob  (suspension à 18 h 45)

44

Vendredi 9 janvier

Analyse des convois (suite)

13 h 45

En entrée, M. P. prend la parole pour protester contre l'acte de renvoi.

 

 

 

14 h 45

Marguerite Bonnecaze (24 ans lors des faits) rédactrice auxiliaire au service des questions juives. Elle témoigne : M. P. a dit de ne pas faire de zèle.

 

 

 

16 h 40

Le Président interroge M. P. au sujet du convoi du 21 septembre 1942. M. P. fut absent de Bordeaux du 19 au 28 septembre. (suspension à 18 h )

 

 

 

 

 

45

Lundi 12 janvier

 

13 h 50

Interrogatoire par l'avocat général (on en apprend plus sur l'avocat général que sur le convoi)

 

 

 

16 h 25

Yvette Silva dépose au sujet de sa parente Marie-Louise Reille, née Silva et dite Zette, qui a été déportée, alors que non juive et qui est revenue d'Auschwitz.

 

 

 

 

 

46

Mardi 13 janvier

 

13 h 45

Interrogatoires par les parties civiles.

 

 

 

16 h 15

La défense interroge M. P.

 

 

 

17 h

Déposition de Jeanine Sztajner, qui n'était pas née mors des faits, demi-sœurs de André et Arlette Sztajner.

 

 

 

17 h 15

Le président lit une déposition faite le 29 juillet 1949 au sujet de la déportation en septembre 1942 d'enfants, Nelly et Rachel Stopnicki. Nombreux interrogatoires de M. P. sur cette affaire

 

 

 

 

 

47

Mercredi14 janvier

Analyse du convoi du 26 octobre 1942

13 h 55

En entrée Gérard Boulanger livrent ses idées sur l'audition de la veille.

Interrogatoire sur le convoi du 26 octobre. (suspension à 15 h 55)

 

 

 

16 h 35

Reprise de l'interrogatoire

 

 

 

 

 

48

Jeudi 15 janvier

 

13 h 45

Henri Desclaux interroge M. P. En fait il est impossible de savoir comment les choses se sont passées.

 

 

 

15 h 3O

Longue déclaration de M. P. qui reprend toutes les incertitudes sur ce convoi.

 

 

Dépositions

16 h 20

Déposition de René Paranas qui a appris en 1965 que ses grands parents, Timée et Samuel Geller, étaient morts à Auschwitz. Il pris contact avec Gérard Boulanger en 1987-1988.

 

 

 

17 h 30

Esther Fogiel revient pour déposer au nom d'autres membres déportés dans le convoi du 26 octobre.

 

 

 

 

 

49

Vendredi 16 janvier

Suite des dépositions

14 h

André Gonzales, mari d'Alice Slitinsky dépose. Fiancé à l'époque, il a des information sur Alice. La chute d'une applique interrompt rapidement l'audition

 

 

 

 

 

50

Lundi 19 janvier

Relations entre Allemands et Français

14 h 25

Audition de Michel Bergès, historien bordelais qui fut parmi ceux qui ont provoqué l'affaire, et qui est revenu ensuite sur ses idées initiales. Déposition très intéressante (Suspension).

 

 

 

17 h 35

Interrogatoire par l'avocat général. Evocation de l'utilisation des archives. (fin à 18 h 40)

51

Mardi 20 janvier

(Suite)

13 h 45

Interrogatoires par le Président et des parties civiles. (suspension à 18 h 20)

 

 

 

 

 

52

Mercredi 21 janvier

 

13 h 55

Reprise de la déposition d'André Gonzales interrompue vendredi. Nombreuses questions au sujet de la libération d'Alice Slitinsky, par le procureur général et les parties civiles. (suspension à 15 h 30)

 

 

 

17 h 05

Déposition de Michel Slitinsky, qui parle beaucoup plus de ce qu'il a fait que de l'objet du procès. Interrogatoire par Francis Vuillemin sur les actions de Michel Slitinsky après la guerre.

 

 

 

17 h 40

Le président passe la parole à M. P. (suspension à18 h)

 

 

 

 

 

53

Jeudi 22 janvier

 

13 h 45

Suite de la déposition de Michel Slitinsky. Le président et la défense pose de nombreuses questions à Michel Slitinsky sur toutes ses affirmations. (Suspension à 16 h 10)

 

 

 

16 h 55

M e Vuillemin pose des questions sur le contenu des livres de Michel Slitinsky, et démontre qu'une pièce montrée dans son livre de 1987 n'est qu'un montage fait à partir de deux pièces réelles. Michel Slitinsky répond que ce n'est pas lui qui est jugé.

 

 

 

17 h 40

M. P. commente les dépositions et affirmations, et une fois de plus attaque l'arrêt de renvoi. .(Suspension à 18 h)

 

 

 

 

 

54

Vendredi 23 janvier

 

13 h 40

Examen par le Président du paiement des frais de déportation par UGIF..

 

 

Convoi du 25 novembre 1943

14 h 05

Le Président présente le cas du docteur Sabatino Shinazi, déjà arrêté en octobre 1942, déporté en novembre 1943 et décédé à Dachau le 23 février 1945.  Beaucoup de discussions portent sur le fait que la préfecture n'avait pas été prévenue de la formation du convoi.  (Suspension à 16 h)

 

 

 

 

 

55

Lundi 26 janvier

 

13 h 45

Très longue discussion sur le cas du docteur Schinazi. Cette audition démontre qu'un tribunal où se confrontent des avocats qui n'ont pas étudié l'époque n'a aucune chance d'arriver à faire la lumière sur un évènement historique. (L'audition  est suspendue une demi-heure vers 16 h puis suspendue à 18 h)

 

 

 

 

 

56

Mardi 27 janvier

 

13 h 45

Interrogatoire de M. P. par les parties civiles. (Suspension de 15 h 30)

 

 

 

16 h 05

Déposition de Samuel Schinazi. Arrêté en octobre 1941 et interné au fort du Hâ, puis au camp de Mérignac en mars 1942, puis retour au fort du Hâ , Compiègne et Buchenwald  : il s'évade.   

 

 

 

17 h 50

Déposition de Moîse Schinazi, 13 ans à l'époque. (Suspension à 18h )

 

 

 

 

 

57

Mercredi 28 janvier

La rafle et le convoi de décembre 1943

13 h 50

En entrée M. P. relève les imprécisions des affirmations de Mardi.
Le président expose les évènements de décembre 1943 et interroge M. P. (suspension à 15 h 40)

 

 

 

16 h 35

Suite de l'interrogatoire de M. P. par le Président. (suspension à 17 h 45)

 

 

 

 

 

58

Jeudi 29 janvier

 

13 h 50

Interrogatoire du procureur général.

 

 

 

14 h 45

Interrogatoire de Me Vuillemin.

 

 

 

 

 

59

Lundi 2 février

 

13 h 50

Michel Cohen, fils du Grand rabbin Joseph Cohen. Il explique que, contrairement à la vulgate, l'Evêché n'était pour rien dans l'évasion du Grand rabbin en décembre 1943.

 

 

 

16 h 25

Nicole Chailloux, née Favre.

 

 

 

16 h 40

Annie Cast

 

 

 

17 h 30

Marie-Madeleine Pinhas (suspension à 18 h 15)

 

 

 

 

 

60

Mardi 3 février

 

14 h 05

Le grand rabbin de France Joseph Sitruk (on se demande pourquoi il est venu) puis déposition de Samuel Schinazi. (suspension à 16 h 10)

 

 

 

16 h 45

Interrogatoires par le Président et les parties civiles.

 

 

 

 

 

61

Mercredi 4 février

Convoi du 12 janvier 1944

13 h 50

Présentation des évènements par le Président et interrogatoire de M.P. Les questions portent sur la façon dont un compte rendu a été dicté par Maurice Sabatier et sur son contenu.(Suspension à 16 h 25)

 

 

 

17 h 15

Les questions du Président portent sur la fourniture des listes. (Suspension à 18 h 10)

 

 

 

 

 

62

Jeudi 5 février

 

13 h 50

Suite de l'interrogatoire du Président. Questions sur un document manuscrit de M. P. qui demande d'essayer de faire libérer des juifs intéressants : légion d'honneur, anciens combattants etc. Le Président fait le décompte des libérations obtenues.

Le Président interroge M. P. sur l'organisation du convoi. (Suspension à 15 h 45)

 

 

 

16 h 30

Le Procureur général interroge M. P. (Suspension à 18 h)

 

 

 

 

 

63

Vendredi 6 février

 

13 h 55

Berthe Muratte, rescapée d'Auschwitz,  témoigne très brièvement car elle est très fatiguée.

 

 

 

14 h 05

Yvette Moch, emprisonnée dans la synagogue, son père est revenu de Drancy. Elle parle du sauvetage du petit Boris (Boris Cyrulnik)

 

 

 

14 h 40

René Tauzin

 

 

 

15 h

Robert Lacoste, ex-inspecteur de police témoigne qu'il a pu prévenir quelques personnes de la rafle du 10 janvier grâce à un autre policier qui lui a montré une liste de personnes à arrêter. Il confirme qu'il a fait partie de l'escorte du convoi d'août 1942. (Suspension à 16 h 10)

 

 

 

16 h 50

Reprise de l'interrogatoire de Robert Lacoste.

 

 

 

17 h

Pierre Saufrignon, ancien policier déporté (Suspension à 18 h)

 

 

 

 

 

64

Lundi 9 février

 

13 h 50

Les parties civiles interrogent M. P. (Suspension à 17 h 10)

 

 

 

 

 

65

Mardi 10 février

 

13 h 55

Interrogatoire par la défense.

 

 

 

14 h 30

Alain Mouyal petit-fils de déportés.

 

 

 

14 h 55

Marie-Christine Mouyal, petite-fille de déportés.

 

 

 

15 h 10

Solange Torrès.

 

 

 

15 h 25

René Jacob. Les parties civiles interroge M. P. qui invoque les mânes de Voltaire et de Zola. (Suspension à 16 h 25)

 

 

 

 

 

66

Mercredi 11 février

Convoi du 13 mai 1944

13 h 50

Le président rappelle les fats et interroge M. P. (Suspension à 15 h 55)

 

 

 

16 h 30

Interrogatoire par l'Avocat général, puis par les parties civiles. (Suspension à 18 h 10)

 

 

 

 

 

67

Jeudi 12 février

 

13 h 30

En entrée Me Lida Klarsfeld se porte partie civile pour la famille Torrès.
Témoignage de Pierre Durand, Résistant, déporté.

 

 

 

15 h

Hélène Allaire, résistantes, déportée.

 

 

 

16 h 55

André Balbin, déporté. (Suspension à 18 h 35)

 

 

 

 

 

68

Lundi 16 février

 

13 h 55

En entrée, on apprend que le magistrat allemand Rolt Holfort, qui a enquêté sur les nazis, a renoncé à témoigner parce qu'il a reçu des menaces.
Me Varaut interroge M. P.

 

 

 

15 h 30

Juliette Benzazon dépose. Questionnée par M. P., elle refuse de répondre et se moque de lui.

 

 

 

16 h 40

Claude Michel Léon.

 

 

 

18 h 05

Madeleine George, ancienne du service des questions juives. Elle confirme que la consigne était de ne pas faire de zèle. (Suspension à 19 h)

 

 

 

 

 

69

Mardi 17 février

Témoignages des experts

13 h 40

Jacques Delarue témoigne. Il a été un des experts désigné lors de la première instruction. Arno Klarsfeld l'interroge longuement et l'agresse. Il a un malaise (Suspension à 15 h 45)

 

 

 

16 h 55

Suite de l'interrogatoire qui s'éloigne de l'objet du procès. Jacques Delarue est trop fatigué pour poursuivre.

André Gouron, lui aussi ancien expert de la première instruction, prend la suite.  (Suspension à 17 h)

 

 

 

17 h 20

Me Varaut proteste contre l'agression de Jacques Delarue. André Gouron reprend son témoignage. (Suspension à 19 h 20)

 

 

 

 

 

70

Mercredi 18 février

Maurice Papon a été un  Résistant

 ???

Me Varaut annonce qu'il renonce à l'audition de Jacques Delarue qui n'est pas remis de son malaise. Après une série de questions du parquet et des parties civile sur le conflit qu'il y eut entre lui et la délégation régionale du CGQJ, M. P. expose ses actions dans la Résistance. (Suspension à 16 h 50)

 

 

 

17 h 25

Interrogatoire par le Procureur général.(Suspension à 18 h 25)

 

 

 

 

 

71

Jeudi 19 février

Témoignages d'anciens résistants

13 h 50

Elise Poux, épouse d'un résistant décédé ne se souvient plus très bien de ce que disait son mari.

 

 

 

14 h 10

Le témoignage d'Alain Perpezat, chef du réseau Jade-Amicol dans la région, est particulièrement intéressant aussi bien sur le sujet du procès que sur le plan de la compréhension de la Résistance en général. Nombreuses questions des parties civiles.

 

 

 

15 h 40

Témoignage de Maurice Travers. Résistant, ancien officier de renseignement. Il explique que le magistrat instructeur n'est venu l'interroger que pour lui faire dire que  le colonel Olliver avait fait des certificats de résistance de complaisance.

 

 

 

16 h 20

Christian Souillac, fils de Gustave qui était l'agent traitant de M. P. Il doit répondre à de nombreuses questions tendancieuses des parties civiles

 

 

 

17 h 30

Christian Campet, résistant et inspecteur de police. A l'époque, agent du SOE, il a accompagné Gaston Cusin voir M. P. à la préfecture avant la Libération. (Suspension à 17 h 50)

 

 

 

 

 

72

Lundi  23 février

 

13 h 55

Fabienne Feuillerat, ancienne sténodactylo au secrétariat général. Elle témoigne que deux policiers ont prévenu M. P. qu'il risquait d'être arrêté par la SS.

 

 

 

15 h 10

Marie-Christine Jeanniot, 49 ans, journaliste, parle des désaccords entre les anciens résistants suite à un article paru en 1983.

 

 

 

16 h 05

Hubert Chassing, ancien responsable FTP, parle de sa guerre, mais n'était pas à Bordeaux à l'époque concernée par le procès; (Suspension à 17 h 10)

 

 

 

17 h 50

Aimé Aubert,  résistant dans le réseau  Alliance. (Suspension à 19 h 05)

 

 

 

 

 

73

Mardi 24 février

 

13 h 50

Hubert de Beaufort, trop jeune pour avoir eu un rôle important dans la résistance, il est d'une famille de résistants qui a beaucoup donné à la France. Son père Guy a créé l'ORA pendant la guerre, et fut l'officier d'état-major de Gaulle de retour au pouvoir. Il a étudié l'époque par devoir filiale. Il la décrit la situation à Bordeaux avec une grande précision.

 

 

 

16 h 05

Léon Boutbien, président de plusieurs association de résistant apporte un témoignage indirect car il connaissait bien Jacques Soustelle et Roger-Samuel Bloch.

 

 

 

16 h 50

Roger Lhombreaud. Résistant de la première heure (dans le réseau OCM puis Centuri), apporte lui aussi un témoignage indirect par son père, qui lui était en contact direct avec M. P.

 

 

 

18 h

Liliane Schroeder, résistante en 1944, elle apporte un témoignage indirect Par Guy Jousselin de Saint-Hilaire, créateur du Réseau Kléber, et de Roger-Samuel Bloch qui est trop faible pour se déplacer. ((Suspension à 19 h)

 

 

 

 

 

74

Mercredi 25 février

 

13 h 50

Francis Tesseron,  fils d'un premier mariage de Yvette Poitevin décédée en mars 1997. C'est  Jean Poitevin, son beau père, qui a introduit M. P. dans un milieu de résistants bordelais à son arrivée à Bordeaux.

 

 

 

14 h 20

Jean Mattéoli, président du Conseil économique et social, ancien résistant, il préside la commission d'Etat sur les spoliations des juifs en France.

 

 

 

14 h 45

Jean Jaudel, Résistant de la première heure et Directeur de la Revue des deux mondes. Gaulliste absolu, il proteste contre ce procès.

 

 

 

15 h 15

Francis Graeve, ami de jeunesse de M. P.

 

 

 

16 h 45

Robert de La Rochefoucault,  parti en Angleterre, il s'engage dans le SOE, il participe à de nombreuses opérations de sabotage en France (destruction de la poudrerie de Saint-Médard-en-Jalles). Il témoigne qu'à la Libération, dans les combats du Médoc, il a commandé une section dans laquelle combattaient de nombreux juifs de la résistance de Bordeaux. Ils lui ont expliqué qu'ils étaient généralement prévenus des rafles.

 

 

 

17 h

Le Président lit les dépositions faites devant le juge d'instruction, de témoins décédés ou trop faibles pour pouvoir venir témoigner : Geneviève Thieuleux, Roger-Samuel Bloch, Guy de Saint Hilaire, Gaston  Cusin et Jacques Chaban-Delmas. (Suspension à 18 h)

 

 

 

 

 

75

Jeudi 26 février

Etude de l'épuration

13 h 30

Le président interroge M. P. sur ce qui s'est passé à la libération, et sur les échanges entre les entités impliquées dans l'épuration de l'Administration préfectorale.

Puis c'est l'avocat général qui interroge M.P. sur les propositions de promotion faites par Laval et que M. P. a refusées. (Suspension à 18 h 30)

 

 

 

 

 

76

Vendredi 27 février

 

???

En entrée, Me Touzet présent un démenti d'une déclaration Francis Tesseron. Vient ensuite Maurice Claux vient déclaré que M. P. l'a obligé à démission de l'administration parce qu'il avait mis des graffitis dans la préfectures et avait envoyé de fausses convocation au STO (pour faire une blague?) Autres dépositions de Maurice Péreuilh, Yvette Chassagne. (Suspension à 17 h 30)

 

 

 

 

 

77

Lundi 2 mars

Témoignages favorables à M. P.

14 h 50

Audition de Pierre Somveille (il était très jeune à l'époque)

 

 

 

15 h 40

Audition de Jean Morin. Rapidement il s'engagea dans la Résistance et fut un des fondateurs du réseau OCM. Après la libération, directeur du cabinet du ministre de l'Intérieur Adrien Tixier, il vit passer tous les dossiers de l'épuration du corps préfectoral. Ce témoignage est un des plus importants et des plus intéressants.  
Il dura, au total avec les questions, plus de 2 heures ; il est résumé en une page dans le CR sténo.  

 

 

 

 

 

78

3 mars

Hommage aux justes

14 h 50

Témoignage de Samuel Pisar. Polonais de naissance, avocat de nationalité américaine ; il n'était pas en France lors des faits. Il fit un plaidoyer avant l'heure pour la condamnation qui est reproduit sur 3, 5  pages dans le CR sténo.

 

 

 

15 h 50

Jacques Monrobot. Policier  de la P.J. sous les ordres du commissaire Durand. Il témoigne que Papon était sur une liste de personnes que les Allemands voulaient arrêter, et il évacua M.P. pour la nuit sur Camblanes. 

 

 

 

17 h 20

Jacques Maillet. N'étant pas à Bordeaux, mais intégré au bureau central des FFL jusqu'en octobre 1943, il donne un témoignage indirect sur ce que pensaient Gaston Cusin et Bourgès-Maunoury.

 

 

 

18 h

Jusqu'à 19 h 10, la discussion a porté sur la personnalité de Maurice Papon. Lecture des témoignages de Gabriel Delaunay et de Paul Paillole

 

 

 

 

 

79

4 mars

Témoignages sur M.P.

14 h 30

Robert Abdesselam

 

 

 

14 h 50

Jean-Pierre Bloch (un détournement de vieillard)

 

 

 

 

 

80

5 mars

Affaire Arno Klarsfeld
Les associations ne nous apprennent rien

13 h 45

Me Varaut porte plainte contre les Klarsfeld qui mettent en cause le Président.

 

 

 

14 h 30

Me Henri Leclerc (Ligue des Droits de l'homme)

 

 

 

15 h

Germaine Bonnafon au nom de le FNDIRP

 

 

 

15 h 35

Richard Sabban au nom de Maccabi-Inter

 

 

 

16 h

Marcel Stroude au nomde l'AINADIJF

 

 

 

 

 

81

lundi 9  mars

Plaidoiries des avocats des parties civiles

9 h 45

Gérard Boulanger  (suspension de 11 h 20 à 11 h 45), fin à 12 h 30.  
Sa plaidoirie donne l'impression d'avoir été écrite avant le procès, tant elle l'ignore.

 

 

 

14 h 45

Suite de la plaidoirie de Gérard Boulanger. (fin à 18 h 30)

 

 

 

 

 

82

10 mars

(suite)

9 h 30

Joe Nordmann au nom de la FNDIRP. (fin à 11 h 30)

 

 

 

13 h

Arno Klarsfeld au nom des F. et F. des déportés juifs de France

 

 

 

15 h 25

Michel Touzet au nom des F. et F. des DJF, et du MRAP

 

 

 

17 h 55

Caroline Daigueperse  (fin à 19 h 05)

 

 

 

 

 

83

11 mars

(suite)

10 h

Henri Boerner au nom de la FNDIRP

 

 

 

11 h

Gérard Welzer en association avec Arno Klarsfeld

 

 

 

12 h 15

Stéphane Lilti au nom de l'Union de étudiants juifs de France (fin à 13 h)

 

 

 

14 h 15

Raymond Blet pour l'ANACR

 

 

 

17 h 45

Jean-Serge Lorach au nom de la FNDIRP

 

 

 

18 h 30

Jean Chevais au nom de Maccabi-Inter

 

 

 

 

 

84

12 mars

(suite)

9 h 35

Pierre Mairat au nom du MRAP

 

 

 

10 h 10

Martine Moulin-Boulard au nom de la LICRA

 

 

 

11 h 05

Dominique Delthil au nom de SOS-Racisme (suspension à 12 h)

 

 

 

14 h

Alain Jakubowicz au nom du Consistoire Israélite de France et de B'nai B'rith

 

 

 

16 h 30

Daniel Guyot au nom de l'Amicale des anciens internés et déportés du camp de Drancy (fin à 16 h 50)

 

 

 

 

 

85

13 mars

(suite)

9 h 30

Michel Tubiana au nom de la LFDHC

 

 

 

10 h 30

Bertrand Favreau au nom de LFDHC (suspension à 13 h)

 

 

 

14 h 15

Francis Jacob au nom de la LFDDH

 

 

 

16 h 25

Christian Charrière-Bournazel au nom de la LICRA (fin à 17 h 30)

 

 

 

 

 

86

Lundi 16 mars

(suite)

9 h 30

Alain Levy au nom de la FNDIRP (suspension à 12 h)

 

 

 

14 h 35

Michel Zaoui  (fin à 18 h 10)

 

 

 

 

 

87

mercredi 18 mars

Réquisitoires du parquet

 

Marc Robert, avocat général.

 

 

 

 

 

88

19 mars

(suite)

 

Henri Desclaux, procureur général

 

 

 

 

 

89

lundi 23 mars

Plaidoiries de la défense

10 h

Marcel Rouxel

 

 

 

Francis Vuillemin

 

 

 

 

 

90

24 mars

 

 

Jean-Marc Varaut

 

 

 

 

 

91

25 mars

Décès de Mme Papon 

14 h 15

Maurice Papon est parti suite au décès de son épouse. Suspension à 14 h 20

 

 

 

 

 

92

lundi 30 mars

 

14 h 10

Reprise de la plaidoirie de Marc Varaut.  (suspension à 18  h 30)

93

31 mars

 

10 h 05

Reprise de la plaidoirie de Marc Varaut (suspension à 17 h 20)

 

 

 

 

 

94

1er avril

 

10 h 05

Fin de la plaidoirie de Marc Varaut   (suspension à 11 h 30)

 

 

 

13 h

Déclaration finale de Maurice Papon

 

 

 

 

 

95

jeudi   2 avril 1998

Verdict

9 h 02

Verdict : Maurice Papon est condamné à 10 ans ; il a 5 jours pour se pourvoir en cassation.