Jacques Villette: Pour la réhabilitation de Maurice Papon
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Le procès transmis à la demande par l'I.N.A.

Maintenant que la totalité du procès est accessible par Internet, il faut bien reconnaître qu'il est vraisemblable que personne n'en regardera la totalité, tant cela est fastidieux. Je ne suis pas sûr que même les personnes qui ont été directement concernées, soit qu'elles furent des victimes directes ou indirectes de l'extermination des juifs, soit qu'elles furent des témoins qui n'ont pas assisté à la totalité du procès, le feront. Cependant, certaines dépositions constituent des éléments d'une meilleure compréhension de l'époque, de la souffrance qu'elle a engendrée et du déroulement des évènements. Des historiens ou des personnes cherchant à comprendre l'époque pourront se référer à certains témoignages qui, comme tous les témoignages, doivent être pris avec du recul, en tenant compte de ce que les témoins pouvaient savoir à l'époque, du matraquage médiatique qu'elles ont subit avant le procès, et du contexte de leur déposition.

Dans le but d'aider ceux qui voudraient se documenter, nous avons constitué un tableau qui fournit des repères et qui, en utilisant la fonction "recherche" du logiciel de consultation de pages du "WEB", permet de retrouver la journée d'une déposition ou d'un témoignage. Une fois la journée trouvée, il suffit de "cliquer" sur le numéro pour obtenir la retransmission de l'INA désirée.

On comprend que la chaîne Histoire ne pouvait pas transmettre la totalité du procès. Déjà la transmission de moins de 80 heures du procès sur plus de 500 heures, malgré les subventions reçues, lui a coûté cher. Ceux qui auront le courage de regarder certaines journées pourront constater à quel point la transcription présentée dans le soi-disant compte rendu sténographique du procès de Maurice Papon, parue chez Albin Michel, est tendancieuse quand elle n'est pas fausse. Je m'y suis laissé prendre.

NB : J'invite ceux qui détecteront une erreur dans ce tableau à me la signaler. Je  vous en remercie.

 

Date / durée

Sujet

Minu-
tage

Témoignages/évènements

1

8 octobre

Préalables

14 h 05

Me Varaut demande la mise en liberté préalable de Maurice Papon

 

1997

Demande de libération

14 h 45

Le procureur général conteste

 

(mercredi)

 

15 h 15

Les parties civiles contestent

 

 

 

15 h 40

J.-M. Varaut, puis Maurice Papon concluent.

 

 

 

16 h 35

Le Président désigne des experts médicaux (Suspension)

 

 

 

17 h 25

Tirage au sort des 9 jurés + 9 suppléants

 

 

 

 

 

2

9 octobre

Un procès équitable ?

13 h 30

Compte rendu des experts : ils recommandent l'hospitalisation.

 

 

 

13 h 45

J.-M. Varaut redemande la libération. Mise ne délibéré de cette question

 

 

 

 

J.-M. Varaut conteste le procès au vu du droit européen.

 

 

 

15 h 15

L'avocat général conteste.

 

 

 

15 h 50

Le bâtonnier Favreau proteste contre la mise en liberté.

 

 

 

16 h 10

Alain Lévy prend le relais.

 

 

 

16 h 30

Me Welzer poursuit. (suspension de ½ heure)

 

 

17 h 15

Appel des témoins par ordre alphabétique, jusqu'à la lettre P: une hécatombe.

 

 

 

 

 

3

10 octobre

Comparution libre

 

On apprend que Maurice Papon a été hospitalisé dans la nuit.

 

 (très courte)

13 h 30

Le Président a décidé que Maurice Papon comparaîtra libre. Les Parties civiles protestent.

 

 

 

 

Hors audience : Arno Klarsfeld déclare qu'il se retire du procès.

 

 

 

 

 

4

13 octobre

 

 

Hors audience : nombreuses protestations dans la presse

 

(lundi)

 

14 h

Protestation des parties civiles

 

 

 

14 h 40

Arno Klarsfeld revient dans le procès,

 

 

 

15 h 40

Poursuite de l'appel des témoins : Maurice Rajsfus, cité par la défense refuse de comparaître ; Henry Rousso aussi.

 

 

 

 

Lecture de l'acte d'accusation, avec un rappel de la procédure.

 

 

 

 

 

5

14 octobre

Les charges.

13 h 30

J.-M. Varaut proteste contre la campagne contre Maurice Papon et ses témoins. Les hôtels refusent de l'héberger

 

 

 

 

Suite de la lecture de l'acte d'accusation.

 

 

 

 

 

6

15 octobre

Analyse de personnalité

13 h 45

Le Président rejette la demande d'annulation du  procès.

 

 

 

13 h 50

Présentation du curriculum vitae de M. P.

 

 

 

16 h 10

M. P. doit répondre aux questions sur le drame de Charonne.

 

 

 

17 h 10

Roger Levy vient confirmer que son frère Maurice était un ami de M.P.

 

 

 

17 h 15

Michèle Aumont confirme que M.P. était ami de Monseigneur Duval en Algérie

 

 

 

18 h 05

Roger Braconnier (suspension à 18 h 25)

 

 

 

 

 

7

16 octobre

Témoins de moralité

13 h 35

Pierre Messmer

 

(jeudi)

 

14 h 15

Jean Caille rapporte que M.P. avait la confiance de grands résistants.

 

 

 

15 h 35

Jean-Luc Einaudi rappelle la cabale anti-Papon sur son rôle dans la guerre d'Algérie et en octobre 1961.

 

 

 

18 h 30

Jean Lisbonne témoigne que très jeune M.P. était anti-hitlérien

 

 

 

 

 

8

17 octobre

 

13 h 40

Raymond Barre

 

 

 

14 h 25

Olivier Guichard

 

 

 

15 h 05

Philippe Mestre témoigne que M.P. avait toute la confiance de Bourgès-Maunoury

 

 

 

15 h 05

Paul-Henry Watine témoigne que M.P. était un grand serviteur de l'Etat

 

 

 

15 h 50

Serge Vinçon

 

 

 

 

 

9

Lundi 20 octobre

 

13 h 50

Jean Bozzi témoigne que le général de Gaulle avait beaucoup d'estime pour M.P.

 

 

15 h

Michel Didier

 

 

 

15 h 50

Jacques Genton répond au reproche fait par le jury d'honneur : à Saint-Amand le sous-préfet s'est enfui et a été remplacé par un sous-préfet milicien.

 

 

 

17 h

Laï Kamara, ami politique, expose les idées politiques de M. P.

 

 

 

 

 

10

21 octobre

 

13 h 40

Marc Robert revient sur le cas de Saint-Amand : le sous-préfet ne s'était pas enfui mais avait été arrêté.

 

 

 

13 h 50

Claude Bouchinet-Serreulles  (il a remplacé quelque temps Jean Moulin)

 

 

 

15 h 55

Maurice Doublet

 

 

 

16 h 45

M. Chaix du service des questions algériennes en 1961.

 

 

 

17 h 35

Confrontation à Jean-Luc Einaudi.

 

 

 

18 h

M.P. présente ses vues sur la journée du 17 octobre 1961.

 

 

 

 

 

11

22 octobre

 

13 h 40

Me Zaoui proteste contre ce qui se passe à l'extérieur du palais de justice.

 

 

 

14 h 05

Mme Chapel (épouse du chef de cabinet du préfet régional)

 

 

 

14 h 35

Jean-François Steiner (auteur de Tréblinka) (interruption de 45 minute car M.P. a eu un malaise)

 

 

 

16 h 15

Maurice Druon

 

 

 

 

 

12

23 octobre

M. P. est malade

13 h 30

M.P. est à l'hôpital Haut-Lévèque. Le président décide que le procès ne reprendra que le lundi 27 octobre. 

 

 

 

 

 

13

Lundi 27 octobre

M. P. toujours malade

 

Le président désigne l'expert qui devra définir quand pourra reprendre les audiences

 

 

 

 

 

14

Mercredi 29 octobre

M. P. toujours malade

 

J.-M. Varaut, Henri Desclaux et les avocats des parties civiles discutent sur l'intérêt de témoignages d'historiens du régime de Vichy

15

Vendredi 31 octobre

Le régime de Vichy
par des historiens

15 h 50

Robert Paxton. Il ne présente pas la réalité sur le sujet de la contrainte qu'exerçait l'Allemagne sur le gouvernement de Vichy, mais il en est plus proche que ne l'ont déclaré les média. Sa déposition a été dénaturée.

 

 

 

17 h 15

Henri Amouroux  qui subit une attaque personnelle par Arno Klarsfeld

 

 

 

 

 

16

Lundi 3 novembre

 

13 h 30

J.-M. Varaut attire l'attention du Président sur le fait que la mise en causse personnelle des témoins devient une habitude des parties civiles

 

 

 

15 h 50

Jean-Pierre Azéma rappelle la politique antisémite de Vichy, et le renforcement par Laval d'une politique anti-anglaise. Présentation des vichysto-résistants. Les discussions portent sur les pouvoirs de préfets régionaux et ceux des intendants de police, puis sur l'attitude de la magistrature.

 

 

Reprise du C.V. de Maurice Papon.

17 h 30

M. P. reprend la présentation de son C.V. à partir de son retour en France et de sa guérison. Il réintègre son poste où il retrouve Maurice Sabatier qui, lui aussi a retrouvé ses fonctions sur le demande de Darlan.
En fin de journée M. P. présente une lettre de Darlan, datée du 25 juin 1941, qui prouve qu'il a été pris à transporter des documents que ses amis juifs lui avaient confiés.  Fin vers 19  h.

17

Mardi 4 novembre

Rôle du patron de M.P. et celui de M.P. lui même

10 h 05

Discussion entre M.P. et le président sur les fonctions des secrétaires généraux de Vichy, du temps de Laval.
Après une étude sur son rôle de 1940 à 1942, M.P. explique qu'il n'a pas démissionné parce que cela eut été un abandon de poste.
Il expose les conditions de sa mutation à Bordeaux

 

 

 

14 h 30

J.-M. Varaut demande que les archives de l'U.G.I.F. soient versées au dossier.

 

 

 

15 h 45

Philippe Burin : La politique de collaboration  dans la fonction publique.

 

 

 

17 h 45

René Rémond

 

 

 

18 h 35

Jean Lacouture (Suspension à 19 h 20)

 

 

 

 

 

18

Mercredi 5 novembre

Le fonctionnement de l'administration

13 h 40

Marc Olivier Baruch expose le fonctionnement de l'administration sous Vichy. (Suspension à 17 h 10)

 

 

 

17 h 25

M. O. Baruch reprend la parole mais un incident intervient. Il porte sur le rapport des experts désignés par la première instruction qui a été annulée, rapport, lui aussi annulé, que J.-M. Varaut a fait publier. En fin de soirée, M. P. donne son avis sur le fonctionnement de l'administration à Bordeaux.

 

 

 

 

 

19

Jeudi 6 novembre

L'organisation de la préfecture régionale

14 h

Le Président décrit le fonctionnement de la préfecture régionale. discussion sur la différence entre la délégation de compétence et celle de la signature.

J.M. Varaut constate que les archives de l'Intendance de police n'ont été utilisées que par les parties civiles et qu'elles ne sont pas versées au dossier.

 

 

 

16 h

Adrien Castenet qui était au cabinet du Préfet régional sous l'autorité de Jean Chapel : on dit maintenant que M. P. aurait du savoir le sort des juifs, mais que savait-on sur le goulag  ?

 

 

 

18 h

André Briaud, responsable du fichier du STO, témoigne : nous sabotions le fichier M. P. s'en est aperçu et il a couvert ses subordonnés. M. P. m'a sauvé la vie en 1943 ! (fin à 18 h 40)

20

Vendredi 7 novembre

Fonctionnement de la préfecture

13 h 45

Bernard Bergerot. Dans l'armée de l'Armistice puis Résistant et fonctionnaire dans le ministère de l'Intérieur. Il rappelle que la délégation de signature n'entraîne pas celle de la responsabilité, en droit administratif. Il prend la défense du corps préfectoral. Il est très attaqué par Arno Klarsfeld. (suspension 15 h 20)

 

 

 

15 h 55

Long échange sur les responsabilités du secrétaire général.

 

 

Fonctions de M.P.

16 h 10

Bernard Vaugon, fonctionnaire à la sous préfecture de Dax, il est dénoncé par "Je suis partout" et chassé par les Allemands. Sous préfet de Soisson à la Libération, il est membre du CDL. Il témoigne : personne n'imaginait le sort des déportés.

 

 

 

17 h

L'avocat général Marc Robert interroge M.P. sur le fonctionnement de la préfecture. Il demande souvent à M.P. de répondre à la place de Maurice Sabatier.

 

 

 

 

 

21

Mercredi 12 novembre

Suite de l'interrogatoire de M. P. par Marc Robert

13 h 40

L'interrogatoire porte sur les attributions de M.P. en matière de police : néant. Les relations avec le KDS étaient très réduites : M.P. y a été convoqué trois fois pour subir des remontrances et des menaces.

 

 

 

 

 

22

 Jeudi 13 novembre

Service des questions juives

13 h 45

Questions posées par les avocats des parties civiles

 

 

 

 

 

23

   14 novembre

Suite

13 h 35

J.-M. Varaut dépose ses conclusions sur les radiations du fichier des juifs, mentionnées dans le rapport des experts.

 

 

 

 

Protestations des parties civiles contre Michel Bergès qui fait des déclarations dans la presse qui mettent en cause l'instruction

 

 

 

14 h 30

Le président interroge M. P. sur le service des questions juives et sur le fichier.

 

 

 

 

M. P. a un malaise, et le Président déclare une suspension à 16 h 30

 

 

 

17 h 30

A la reprise, le Président annonce que le corps médical recommande de suspendre.

 

 

 

 

 

24

Lundi 17 novembre

M. P. est absent

13 h 30

Des parties civiles accusent M. P. de se faire porter pale pour les empêcher de parler. Le Président désigne un expert et reporte la reprise au jeudi 27.

 

 

 

 

 

25

Jeudi 27 novembre

Expertise médicale

13 h 30

Le Président lit le rapport de l'expert et reporte la reprise au 4 décembre.

 

 

 

 

 

26

Jeudi   4 décembre

Reprise de l'étude de rôle du service des questions juives

13 h 40

En entrée, J.-M. Varaut proteste contre le discours de Lionel Jospin au dîner annuel du CRIF. Il s'agit d'un pression du pouvoir politique sur la justice.  
Le président reprend l'interrogatoire de M. P..

 

 

 

16 h 40

Christiane Hipolitte, contractuelle à l'age de 18 ans au service des questions juives. J.-M. Varaut démontre facilement que Mme Hipolitte a été préparée par les parties civiles.

 

 

 

 

 

27

5 décembre

 

13 h 40

J.-M. Varaut réclame que les archives de l'intendance de police soit versées au dossier, ce à quoi s'opposent les parties civiles car elles soutiennent que la défense cherche à discréditer l'instruction (ce que J-M Varaut ne conteste pas).

 

 

Henri Desclaux  interroge M. P

 

Très long interrogatoire de M. P. par le Procureur général Henri Desclaux portant sur les pouvoirs relatifs : de l'Intendance de police, du KDS, de la Kommandantur, de la Délégation régionale du Commissariat général aux question juive, de la SEC et du service des questions juives de la préfecture. (suspension à 16 h 10)

 

 

 

16 h 55

Suite de l'interrogatoire. M. P. fait remarquer que le procureur lai fait porter la chaîne de responsabilité, de Sabatier à Garat.

 

 

 

 

 

28

Lundi 8 décembre

 

14 h

Les parties civiles harcèlent M. P. de questions parfois hors sujet, qui sont souvent des accusations déguisées, quand ce ne sont pas des insultes : M. P. a le droit de mentir, donc il ment !  (suspension de 30 mn)

 

 

 

16 h 30

Suite des questions, orientées sur les fonctions des gardiens français et allemands du camp de Mérignac.

 

 

 

 

 

29

Mardi 9 décembre

Léon Librach

 

En entrée, J.-M. Varaut demande que des document en allemand soient versés au dossier.

 

 

 

14 h 25

M. P. expose le cas dramatique de Léon Librach, français né à Varsovie, dont il a demandé le transfert à Drancy.  M. P. était depuis deux jours à Bordeaux et des policiers de l'équipe Poinsot ont demandé ce transfert en prenant garde de ne pas signaler la nationalité. (Suspension à 16 h)

 

 

 

16 h 40

Questions de l'avocat général Marc Robert

 

 

 

 

 

30

Mercredi10 décembre

Suite de l'étude du cas de Léon Librach

13  h 45

Témoignage de Hersz Librach dit Henri Librach, cousin de Léon. Il nous apprend que l'épouse de Léon savait que Léon avait été arrêté par les Allemands et détenu à Libourne. Il explique comment des membres de sa famille ont été arrêtés à Paris, où le commissaire d'arrondissement, antisémite notoire, a été muté en province par la commission d'épuration.

 

 

 

15 h 55

Les magistrats et les parties civiles posent des questions à Henri Librach, et reprennent une action de harcèlement de M. P..

 

 

 

 

 

31

Jeudi 11 décembre

La rafle du 16 juillet 1942

13 h 50

En entrée J.-M. Varaut dépose de nouvelles pièces concernant UGIF de Bordeaux.

Le Président entreprend un long interrogatoire de M. P. sur les documents afférents à la rafle du 16 juillet (très intéressant).

 

 

 

 

 

32

Vendredi 12 décembre

Suite

13 h 40

Reprise de l'interrogatoire. De nombreuses questions portent sur les actions de Garat. Analyse des exemptions obtenues par Garat. (suspension à 16 h 10)

 

 

 

16 h 40

. Nombreuses question sur le rôle du commissaire Techoueyres.

 

 

 

 

 

33

Lundi 15 décembre

Témoignage de Geoges Gheldman

13 h 40

Fin de l'interrogatoire sur le convoi pour Drancy.
Interrogatoire par l'avocat général.(suspension à 16 h)

 

 

 

16 h 40

Témoignage de Georges Gheldman. Sa mère a été arrêtée à Dax et son père à Paris. Ils sont partis de Drancy dans le même convoi. Incidents entre le Président et Arno Klarsfeld. Evocation du fait que des juifs hongrois (non déportables) ont été qualifiés de polonais (déportables).

 

 

 

 

 

34

Mardi 16 décembre

 

13 h 50

En entrée, Arno Klarsfeld présente ses regrets au Président pour son attitude du vendredi précédent.
Imbroglio sur les listes : il est impossible de savoir de quand elles datent. De même pour les arrestations de Hongrois. L'avocat général harcèle M. P. qui a un malaise. (suspension à 16 h)

 

 

 

16 h 40

Suite de l'interrogatoire par l'avocat général.( suspension à 17 h 50)

 

 

 

 

 

35

Mercredi 17 décembre

 

14 h

Interrogatoire par les parties civiles : Arno Klarsfeld soutient que M. P. pariait sur la victoire de l'Allemagne ; Gérard Boulanger soutient que M. P. a fait retarder le procès ; Me  Favreau soutient que M.P. a ordonné des arrestations etc (suspension à 15 h 50).

 

 

 

16 h15

Témoignage de Hersz Librach au sujet de l'arrestation de son frère Benjamin.

 

 

Dépositions de parties civiles

17 h 30

Jacky Alisvacks témoigne de sa mémoire reconstruite, qui lui commande de haïre Papon. (suspension à 17 h 40)

 

 

 

 

 

36

Jeudi 18 décembre

 

13 h 40

Témoignage de Maurice-David Matisson, puis de Armand Benifla

 

 

 

16 h 10

Pierre Grunberg

 

 

 

 

 

37

Vendredi 19 déc

 

13 h 50

Nicole Grunberg

 

 

 

14 h 30

Jean-Marie Matisson

 

 

 

14 h 55

Esther Vogiel  (suspension à 15h50)

 

 

 

 

 

38

Lundi 22 décembre

Etude du convoi du 26 août 1942 (enfants)

14 h 30

Le Président interroge M. P. au sujet du sort des enfants épargnés de la déportation de juillet. Au sujet d'un compte rendu d'in entretien téléphonique, M.P. signale un faux construit par Michel Slitinsky qui en a extrait une phrase en mettant la signature dessous pour lui faire porter la responsabilité de l'ordre reçu..

 

 

 

 

 

39

Mardi 23 décembre

 

14 h 10

Suite de l'interrogatoire.

 

 

 

 

 

40

Lundi 5 janv. 1998

 

14 h 20

Le procureur général interroge M. P.

 

 

 

 

 

41

Mardi 6 janvier

 

13 h 40

Les parties civiles interrogent M. P.

 

 

 

17 h 40

Léon Zygjel

 

 

 

 

 

42

Mercredi 7 janvier

 

13 h 40

Les parties civiles poursuivent leur interrogatoire.

 

 

 

15 h 55

Vidéo de la déposition d'André Frossard au procès de Klaus Barbie

 

 

 

 

Vidéo de la déposition de Yves Jouffa au même procès

 

 

 

17 h 45

Sylvain Molho

 

 

 

 

 

43

Jeudi 8 janvier

 

13 h 45

Interrogatoire de M. P. par Me Varaut

 

 

 

17 h 15

Juliette Benzazon

 

 

 

17 h 30

René Jacob  (suspension à 18 h 45)

44

Vendredi 9 janvier

Analyse des convois (suite)

13 h 45

En entrée, M. P. prend la parole pour protester contre l'acte de renvoi.

 

 

 

14 h 45

Marguerite Bonnecaze (24 ans lors des faits) rédactrice auxiliaire au service des questions juives. Elle témoigne : M. P. a dit de ne pas faire de zèle.

 

 

 

16 h 40

Le Président interroge M. P. au sujet du convoi du 21 septembre 1942. M. P. fut absent de Bordeaux du 19 au 28 septembre. (suspension à 18 h )

 

 

 

 

 

45

Lundi 12 janvier

 

13 h 50

Interrogatoire par l'avocat général (on en apprend plus sur l'avocat général que sur le convoi)

 

 

 

16 h 25

Yvette Silva dépose au sujet de sa parente Marie-Louise Reille, née Silva et dite Zette, qui a été déportée, alors que non juive et qui est revenue d'Auschwitz.

 

 

 

 

 

46

Mardi 13 janvier

 

13 h 45

Interrogatoires par les parties civiles.

 

 

 

16 h 15

La défense interroge M. P.

 

 

 

17 h

Déposition de Jeanine Sztajner, qui n'était pas née mors des faits, demi-sœurs de André et Arlette Sztajner.

 

 

 

17 h 15

Le président lit une déposition faite le 29 juillet 1949 au sujet de la déportation en septembre 1942 d'enfants, Nelly et Rachel Stopnicki. Nombreux interrogatoires de M. P. sur cette affaire

 

 

 

 

 

47

Mercredi14 janvier

Analyse du convoi du 26 octobre 1942

13 h 55

En entrée Gérard Boulanger livrent ses idées sur l'audition de la veille.

Interrogatoire sur le convoi du 26 octobre. (suspension à 15 h 55)

 

 

 

16 h 35

Reprise de l'interrogatoire

 

 

 

 

 

48

Jeudi 15 janvier

 

13 h 45

Henri Desclaux interroge M. P. En fait il est impossible de savoir comment les choses se sont passées.

 

 

 

15 h 3O

Longue déclaration de M. P. qui reprend toutes les incertitudes sur ce convoi.

 

 

Dépositions

16 h 20

Déposition de René Paranas qui a appris en 1965 que ses grands parents, Timée et Samuel Geller, étaient morts à Auschwitz. Il pris contact avec Gérard Boulanger en 1987-1988.

 

 

 

17 h 30

Esther Fogiel revient pour déposer au nom d'autres membres déportés dans le convoi du 26 octobre.

 

 

 

 

 

49

Vendredi 16 janvier

Suite des dépositions

14 h

André Gonzales, mari d'Alice Slitinsky dépose. Fiancé à l'époque, il a des information sur Alice. La chute d'une applique interrompt rapidement l'audition

 

 

 

 

 

50

Lundi 19 janvier

Relations entre Allemands et Français

14 h 25

Audition de Michel Bergès, historien bordelais qui fut parmi ceux qui ont provoqué l'affaire, et qui est revenu ensuite sur ses idées initiales. Déposition très intéressante (Suspension).

 

 

 

17 h 35

Interrogatoire par l'avocat général. Evocation de l'utilisation des archives. (fin à 18 h 40)

51

Mardi 20 janvier

(Suite)

13 h 45

Interrogatoires par le Président et des parties civiles. (suspension à 18 h 20)

 

 

 

 

 

52

Mercredi 21 janvier

 

13 h 55

Reprise de la déposition d'André Gonzales interrompue vendredi. Nombreuses questions au sujet de la libération d'Alice Slitinsky, par le procureur général et les parties civiles. (suspension à 15 h 30)

 

 

 

17 h 05

Déposition de Michel Slitinsky, qui parle beaucoup plus de ce qu'il a fait que de l'objet du procès. Interrogatoire par Francis Vuillemin sur les actions de Michel Slitinsky après la guerre.

 

 

 

17 h 40

Le président passe la parole à M. P. (suspension à18 h)

 

 

 

 

 

53

Jeudi 22 janvier

 

13 h 45

Suite de la déposition de Michel Slitinsky. Le président et la défense pose de nombreuses questions à Michel Slitinsky sur toutes ses affirmations. (Suspension à 16 h 10)

 

 

 

16 h 55

M e Vuillemin pose des questions sur le contenu des livres de Michel Slitinsky, et démontre qu'une pièce montrée dans son livre de 1987 n'est qu'un montage fait à partir de deux pièces réelles. Michel Slitinsky répond que ce n'est pas lui qui est jugé.

 

 

 

17 h 40

M. P. commente les dépositions et affirmations, et une fois de plus attaque l'arrêt de renvoi. .(Suspension à 18 h)

 

 

 

 

 

54

Vendredi 23 janvier

 

13 h 40

Examen par le Président du paiement des frais de déportation par UGIF..

 

 

Convoi du 25 novembre 1943

14 h 05

Le Président présente le cas du docteur Sabatino Shinazi, déjà arrêté en octobre 1942, déporté en novembre 1943 et décédé à Dachau le 23 février 1945.  Beaucoup de discussions portent sur le fait que la préfecture n'avait pas été prévenue de la formation du convoi.  (Suspension à 16 h)

 

 

 

 

 

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Lundi 26 janvier

 

13 h 45

Très longue discussion sur le cas du docteur Schinazi. Cette audition démontre qu'un tribunal où se confrontent des avocats qui n'ont pas étudié l'époque n'a aucune chance d'arriver à faire la lumière sur un évènement historique. (L'audition  est suspendue une demi-heure vers 16 h puis suspendue à 18 h)

 

 

 

 

 

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Mardi 27 janvier

 

13 h 45

Interrogatoire de M. P. par les parties civiles. (Suspension de 15 h 30)

 

 

 

16 h 05

Déposition de Samuel Schinazi. Arrêté en octobre 1941 et interné au fort du Hâ, puis au camp de Mérignac en mars 1942, puis retour au fort du Hâ , Compiègne et Buchenwald  : il s'évade.   

 

 

 

17 h 50

Déposition de Moîse Schinazi, 13 ans à l'époque. (Suspension à 18h )

 

 

 

 

 

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Mercredi 28 janvier

La rafle et le convoi de décembre 1943

13 h 50

En entrée M. P. relève les imprécisions des affirmations de Mardi.
Le président expose les évènements de décembre 1943 et interroge M. P. (suspension à 15 h 40)

 

 

 

16 h 35

Suite de l'interrogatoire de M. P. par le Président. (suspension à 17 h 45)

 

 

 

 

 

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Jeudi 29 janvier

 

13 h 50