Jacques Villette: Pour la réhabilitation de Maurice Papon
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Perben rappelé à l'ordre

Maître Francis Vuillemin, avocat de Monsieur Maurice Papon, a publié le communiqué suivant :

    "Le Garde des Sceaux, en dépit de la séparation des pouvoirs, vient d'intervenir, dans un domaine qui n'est pas de son ressort, en incitant les parties civiles du procès contre Maurice Papon à saisir la retraite dont il est titulaire, alors même que l'intéressé s'acquitte des obligations à lui imposées par l'arrêt de Bordeaux, que d'autre part la Cour européenne des Droits de l'Homme a jugé inéquitable.

    "On rappelle que le Conseil d'Etat vient de trancher en rétablissant la pension dont il a été indûment privé depuis quatre ans, malgré les dispositions du nouveau code pénal promulgué en 1994. La Haute Assemblée a rétabli la loi violée par l'Administration elle-même.

    "Le Ministre de la Justice est le gardien de la loi, en la circonstance loi méconnue volontairement ou non, alors que l'Etat ne s'est toujours pas acquitté auprès des parties civiles de la part d'indemnisation qu'un arrêt du Conseil d'Etat du 12 avril 2002 a mis à sa charge"

     Commentaire : L'initiative du Garde des Sceaux n'est pas une surprise. La séparation des pouvoirs est, avec la présomption d'innocence, le thème favori des adeptes de la langue de bois, en particulier de Jacques Chirac et de ceux qui le servent. On savait déjà qu'Albin Chalandon, garde des Sceaux pendant la première cohabitation, était intervenu pour faire casser la première instruction et que Jacques Toubon avait obtenu de la Cour de cassation un arrêt qui a redéfini la complicité de crime contre l'Humanité uniquement pour permettre le renvoi de M Papon en Cour d'assises. Dominique Perben est intervenu pour que, malgré la loi, M Papon  soit maintenu en prison. En appel, le parquet a déclaré malade un magistrat qui ne voulait pas requérir le maintien en prison, et l'a remplacé par un magistrat plus obéissant. L'esprit de justice l'a emporté, mais malgré tout,  Dominique Perben persiste à tenter de biaiser la justice française.
Il faut noter que Bacque Raphaelle, dans son article du Monde du 19 octobre 2002, soutient que c'est sur un ordre express de Jacques Chirac qu'il a agi ainsi. Le Président aurait déclaré "Ce type là est un salopard" à propos de Maurice Papon.

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