Jacques Villette: Pour la réhabilitation de Maurice Papon
Accueil    L'affaire   Qui est-il  Le Jury d'honneur Les raisons  Bordeaux   Le procès  Documents  Bibliographie  

    
  Grades SS

Répertoire des noms Allemands

Abetz Gesandter. Attaché à l’état-major du MBF, il rapporte à Ribbentrop, ministre des affaires étrangères de Hitler. Il était responsable des affaires politiques en France. Il sera remplacé par Schleier en décembre 1943.
BdS Befehlshaber der Sicherheitspolizei und des Sicherdienstes. Délégation du RSHA dans un Etat occupé. Celui de Paris est commandé par Knochen, sous les ordres de Oberg.
Boemelburg Karl. Chef de la Gestapo à Paris jusqu’en novembre 1943, il parlait couramment le français. Il fut en charge de la gestion des otages à fusiller, et de la déportation des juifs.
Brünner Aloïs. Numéro trois dans la hiérarchie de la Gestapo à Paris. Il fut en charge du camp de Drancy et poursuivit les juifs dans le Sud de la France.
Dannecker Theodor, en charge des questions juives à Paris sous les ordres de Boemelburg, fonctionnellement il en rapporte à Eichmann. Il fut remplacé par son adjoint Röthke.
Dohse Friedrich Wilhem. Chef de la section IV, la Gestapo, à Bordeaux sous les ordres de Luther, puis de Machule. Ancien policier, et parlant très bien le français, il fut particulièrement efficace contre la Résistance. Très lié à Boemelburg, il lui téléphona au sujet des 70 otages fusillés à Bordeaux en septembre 1942. Il ne s'occupa pas directement de la déportation des juifs.
Döberschutz Responsable des affaires juives (section IV j), il a refusé d'être sous les ordres de Dohse qui était de grade inférieur.  Il répondait devant le capitaine Nährich.
Einsatzgruppen Groupes d’intervention. Créés sur un accord entre la SS et  l’OKW, ces groupes effectuèrent les massacres de juifs à ciel ouvert en URSS et en Pologne. De tels groupes furent organisés en France pour arrêter les juifs dans le sud de la France.
Feldgendarmeri Gendarmerie allemande. Elle fait partie de la Wehrmacht (armée régulière allemande). Elle est sous les ordres des généraux commandant les régions militaires.
GESTAPO Geheime Staatspolizei, Police secrète d’Etat. Elle est surtout présente en Allemagne pour défendre le régime contre la subversion et a pratiquement tous les pouvoirs : elle enquête, juge et exécute. Elle comprend des spécialistes assez peu nombreux en France, contrairement aux croyances populaires entretenues par la BBC, mais elle recrute des auxiliaires locaux, et fait exécuter les basses besognes par ces auxiliaires locaux, l’ORPO ou la Wehrmacht.
GFP Geheime Feld Polizei. Police secrète de campagne. Dépend de l’Abwehr, qui est le service de renseignement de la Wehrmacht. Ses membres seront incorporés dans la SIPO quand Oberg sera installé à Paris.
Hagen Herbert. Nazi et antisémite forcené, il arrive en France en 1940, et dirige une représentation de la SIPO-SD implantée à Bordeaux, qui contrôle la côte atlantique.
Il organise les déportations juives au départ de Bordeaux, et exige la création du camp de Mérignac. Il devient en juin 1942 l’adjoint de Oberg à Paris, et chargé de désigner les otages à fusiller. Condamné par contumace après la guerre, il est poursuivi par Beate et Serge Klarsfeld qui réussirent à le faire condamner à 12 ans de réclusion par un tribunal de Cologne en 1980.
Herbold Sous les ordres de Knoertzer, c’est l’interlocuteur de Maurice Papon pour toutes les questions de service. Les questions de police sont exclues.
Heydrich Reinhard, chef du RSHA, tué le 6 juin 1942 à Prague. Il est remplacé par Kaltenbrunner. Il commandait donc la SIPO et le SD à Berlin. Chef de Oberg, il lui imposa Knochen qui perdit beaucoup d'autorité quand il fut assassiné.
HSS-PF Höherer SS und Polizeiführer, chef suprême des SS et de la police (Oberg en France). Il y a un HSS-PH par pays occupé, qui commande les SS et le BdS.
Kaltenbrünner Ernst, chef du RSHA à partir de juin 1942. Il sera pendu en 1946.
KDS Kommando der SIPO-SD. Délégation régionale du BdS. Ils sont au nombre de 17 en France. Celui de Bordeaux fut commandé successivement par Luther et Machule. Avant la création du KDS une représentation des polices allemandes à Bordeaux était commandée par Hagen qui organisa la répression des juif, 
Knochen Helmut. Chef du BdS, il commande la SIPO et la SD en France. Il est arrêté et dégradé en juillet 1944 pour la faiblesse de son action contre les complices, à Paris, de l'attentat contre Hitler. Il a toujours soutenu qu'il ne connaissait pas le sort des juifs déportés. Condamné à mort en 1953, il fut gracié par le Président Coty, et libéré en 1962 par le Général de Gaulle. Toujours vivant, et particulièrement bien informé sur les déportations, il n'a pas été interrogé, et n'a pas témoigné au Procès. Il avait témoigné devant la Haute cour de Justice en janvier 1948 au procès d'Adrien Marquet et en 1949 au procès de René Bousquet.
Knoertzer Général commandant la délégation régionale du MBF à Bordeaux. Il commande la Feldgendarmerie et la GFP locale. Il est l'interlocuteur du Préfet régional.
Luther Hans, chef du KDS de Bordeaux. Sous-lieutenant de la Wehrmacht, il fut désigné à ce poste avec le grade de capitaine SS pour ses compétences de magistrat. Il démissionna et fut remplacé le 13 octobre 1943 par Machule.
Machule Walter. Commandant, Chef du KDS de Bordeaux. Il succède à Luther.
Nährich Lieutenant adjoint de Hagen en 1942 à Paris. Il arrive à Bordeaux comme capitaine et adjoint de Luther, puis de Machule. De plus, il dirige les sections II,  III et VI, et assure les fonctions normalement attribuées à la IV-J, celle des affaires juives. Il ne rend pas compte à Dohse, chef de la section IV, Gestapo.
MBF Militärbefehlshaber in Frankreich. Commandement militaire en France. D’abord commandé par Otto von Stülpnagel, puis par son cousin Carl Heinrich, qui commandait la délégation allemande de la commission d’armistice à Weisbaden.
Müller Heinrich, chef de la Gestapo à Berlin. Il est le chef de Eichmann. Il est le chef fonctionnel de Boemelburg qui est à Paris.
Oberg Karl Albretch, HSSPF, chef des SS et des Polices. Il commande l'Ordnung polizei et le BDS. Les fonctions de Oberg ont été définis par une note de service de Hitler. Il entre en fonction le 1ier juin 1942. Condamné au même procès que Knochen, il subit le même sort, mais meurt d'un cancer.
ORPO Ordnungspolizei. Police de maintien de l’ordre. Elle est sous les ordres d’Oberg, et comprend des groupes militarisés pour les interventions lourdes contre la Résistance. C'était à la SS ce qu'est la gendarmerie mobile dans la gendarmerie. Plusieurs régiments de l'ORPO furent envoyés d'Allemagne à Marseille pour la destruction du vieux quartier en février 1943.
Röthke Heinz, en charge des affaires juives à Paris, sous les ordres de Boemelburg, où il remplace Dannecker.
RSHA Reichssicherheitshauptamt, Office central de sécurité du Reich. Il est commandé par Heydrich, puis par Kaltenbrunner
SD Sicherheitsdienst, Service de sûreté. Initialement, organisme de renseignement du parti Nazi. Il est commandé en France par Knochen, qui commande aussi la SIPO.
SIPO Sicherheitspolizei, Police de sécurité. Elle comprend la KRIPO et la GESTAPO. Elle est comme le SD sous les ordres de Knochen. On parle de l’ensemble SIPO-SD.
SS Schutzstaffeln, sections de protection. Initialement chargés de la protection de Hitler. Ils supplantèrent complètement les SA massacrés dans la nuits des longs couteaux, et devinrent le noyau armé du régime nazi.
Stülpnagel Otto von... Commandant du MBF. Il se fait porter pâle en février 1942, car il désapprouve les exécutions massives d’otages.

Carl Heinrich. Chef de la délégation allemande de la commission d’Armistice de Wiesbaden. Il remplace son cousin Otto au commandement du MBF en avril 1942, mais est déchargé du problème des otages qui est attribué à Oberg.

Waffen SS SS Combattants. 800 000, dont 1/4 tués au combat. Groupés en 38 divisions. Les deux plus connues en France furent la 2 iéme Panzer, dite Das Reich, dont le régiment Der Führer, opéra à Oradour sur Glane, et la 33 ième Grenadier, dite Charlemagne, crée en octobre 1944 avec les anciens de la L.V.F., légion des volontaires français, et les miliciens qui avaient suivi les Allemands dans leur retraite.

Grades dans les SS

REICHSFÜHRER SS Maréchal
SS OBERSTGRUPPENFÜHRER Général de groupe d’armées     (en temps de guerre)
SS OBERGRUPPENFÜHRER Général d’armée
SS GRUPPENFÜHRER Général de corps d’armée
SS BRIGADEFÜHRER Général de division
SS OBERFÜHRER Général de brigade
SS STANDARTENFÜHRER Colonel
SS OBERSTURMBANNFÜHRER Lieutenant-colonel
SS STURMBANNFÜHRER Commandant
SS HAUPTSTURMFÜHRER Capitaine
SS OBERSTURMFÜHRER Lieutenant
SS UNTERSTURMFÜHRER Sous-lieutenant
SS STURMSCHARFÜHRER Adjudant-chef
SS HAUPTSCHARFÜHRER Adjudant
SS OBERSCHARFÜHRER Sergent-major
SS SCHARFÜHRER Sergent-chef
SS UNTERSCHARFÜHRER Sergent
SS ROTTENFÜHRER Caporal-chef
SS STURMANN Caporal
SS Mann Simple soldat

Accueil     Plaidoyer    La procédure    Bordeaux     Octobre 61   Lui même     Bibliographie