Jacques Villette: Pour la réhabilitation de Maurice Papon
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Bibliographie

Le procès   L'affaire    La cabale   Le serviteur de l'Etat   Le génocide   La guerre   Octobre 61

Le procès

Affaire Papon, la contre-enquête.     Hubert de Beaufort ( Ed : François-Xavier de Guibert)

    Ce livre présente l'affaire Papon sous tous ses aspects concernant l’accusation et rétablit la vérité.
    Il décrit l'organisation allemande, l'organisation française, et le déroulement des déportations dans leur vrai contexte. C'est en lisant ce livre qu'il faut commencer l'étude du cas Papon, car il est très complet en ce qui concerne l'accusation portée contre Maurice Papon.
    Par contre, il ne présente aucune analyse des raisons de cette affaire, et ne dit rien sur la cabale dont Maurice Papon a été victime après les évènements d’octobre 1961.

Le procès Papon, Un journal d'audience, Eric Conan. (Ed : Gallimard)

    Ce livre présente le déroulement du procès jour par jour en 320 pages. Il est facile à lire, et permet de comprendre pourquoi Maurice Papon a été condamné, alors que les magistrats pensaient qu'il serait acquitté.
    Eric Conan, coauteur de "Vichy, un passé qui ne passe pas", connaît bien le contexte de l'affaire Papon, et sait relier les méandres du procès aux particularités de l'affaire et des instructions.

Le Procès de Maurice Papon, Compte rendu sténographique, Albin Michel

     Ce compte rendu en 2 tomes de 950 pages chacun est d’un accès ardu. Il est incomplet et l'adjectif sténographique est abusif. La justification de l’occultation de certains débats est qu’ils ont été trop longs pour ce qu’ils apportaient à la manifestation de la vérité, mais, maintenant que le procès a été retransmis en totalité par l'INA, Institut National de l'Audiovisuel, nous pouvons affirmer qu' il s’agit d’une véritable censure orientée contre Maurice Papon. Dans la page dédiée à ce Compte rendu, nous concluons que seul le maintien permanant de l'accès, par Internet, à tout le procès serait une solution équitable.

La vérité n’intéressait personne. Maurice Papon.      Entretiens avec Michel Bergès ; sur un procès contre la mémoire ; Ed : François Xavier de Guibert, 1999.

    Ce livre est en téléchargement libre sur le site le l'Université du Québec à Chicoutimi, dans sa bibliothèque numérique,  Les Classiques des sciences sociales.

    Ce livre est le compte rendu d’une série d’entretiens entre Maurice Papon et Michel Bergès, sur les différents aspects des événements de Bordeaux pendant la guerre.
    Débarrassé du harcèlement médiatique et des manipulations judiciaires, Maurice Papon prend du recul pour affiner sa mémoire, reconstituer ses souvenirs et reprendre son journal de l’époque.
    Il permet de comprendre les relations entre les différents acteurs de la Préfecture dans le drame de l’occupation. Cela répond aux vraies questions qu’il fallait poser et qui ne furent pas. Il sera très utile à tous ceux qui voudront réellement comprendre ce que fut l'"Occupation"
    Il est vrai que, comme le disait le président Castagnède au cour du procès, " l’interrogatoire n’est pas destiné à établir une vérité mais à permettre à la Cour de se faire une opinion ".    

   Le site de l'Université du Québec à Chicoutimi propose une lettre de Michel Bergès adressée  à Jacques Chirac en 2004 : Cliquer ici.

Approche qualitative de la tentative d’anéantissement de la communauté juive de Bordeaux (1940-1944).
L’engagement du Grand Rabbin Joseph Cohen (1876-19..). (2010)
Également en téléchargement libre Cliquer ICI

Remarque : Le webmaster de ce site a constaté que celui-ci est souvent consulté par des étudiants en sociologie. Il est vrai qu'un procès criminel en complicité, intenté 54 ans après les faits, à un homme âgé de 88 ans, après avoir attendu que tous les témoins français soient décédés, et en refusant les témoignages des nazi survivants ─ car généralement plus jeunes que les fonctionnaires français ─ est une curiosité sociologique. Surtout dans une nation qui se prétend démocratique, avec un Etat de droit, et qui veut donner des leçons de "Droits de l'Homme" au monde occidental.

Jean-Marc Varaut, Un avocat pour l'Histoire. Mémoires de Jean-Marc Varaut. Flammarion 2007.

   La dernière partie : "Pour Maurice Papon" est dédiée au procès de Maurice Papon. Sa description du procès est très vivante. L'analyse qu'il en fait est passionnante. Sa conclusion est que les jurés ont condamné Maurice Papon pour exorciser une honte collective, à la quelle le nom de Maurice Papon a été  attaché pour des raisons qui n'avaient rien à voir avec la réalité.

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Sur l’affaire

Mitterrand, Israël et les Juifs, Yves Azeroual et Yves Derai (Robert Laffont)
   Ce livre permet de comprendre l’importance des organisations juives qui ont pour but de faire prévaloir les intérêts d’Israël dans la politique française. Il décrit le revirement total de cette communauté vis à vis de François Mitterrand lorsque celui-ci accepta la venue en France de Yasser Arafat. C’était le reconnaître comme interlocuteur possible des instances internationales, en échange de la reconnaissance par celui-ci de l’existence d’Israël.
    C’est à la lecture de ce livre que l’on comprend le rebondissement de l’affaire Papon au moment où la communauté juive n’avait plus à ménager François Mitterrand.

Vichy, Un passé qui ne passe pas, Eric Conan et Henry Rousso. (Fayard 1994)

    Eric Conan est journaliste et auteur de nombreux livres sur la déportation des juifs. Henry Rousso est Directeur de recherche au CNRS (Institut d'histoire du temps présent). Les auteurs prennent l'attitude de sociologues qui se penchent sur le problème de l'incidence du passé relativement proche sur la société, plus précisément de la mémoire que l'on veut bien en avoir. Ils expliquent comment la France est passée d'une période où on ne parlait que des Résistants à celle où on ne parle que des Juifs, en oubliant parfois même qu'il y avait des nazis en France à l'époque. Ces deux auteurs, qui ont écrit d'autres livres sur des sujets proches, ont fait évoluer leur pensée sur ces sujets à mesure qu'ils approfondissaient leurs recherches.
    Ce livre écrit en 1994, c'est à dire à une époque où il n'était pas question de juger Maurice Papon, est assez ardu, mais vaut l'effort si l’on veut comprendre le pourquoi du procès Papon et ses dérives. Ils n'en donnent pas toutes les raisons.

Le syndrome de Vichy, Henry Rousso, Éditions du seuil, 1990.

    Cette étude analyse l’incidence sur la vie politique française des souvenirs que les Français avaient, ou voulaient bien avoir, de la dernière guerre mondiale. Il décrit les conséquences de la véritable guerre civile française que se livrèrent les partisans du Maréchal Pétain et ceux du Général De Gaulle, et surtout, l’exploitation politique qui a été faite de ces souvenirs. Il est très documenté, et peut être utilisé comme base pour approfondir le sujet.

L'Industrie de l'Holocauste, réflexions sur l'exploitation de la souffrance des juifs, Norman G Finkelstein.
Postface de Rony Brauman. La fabrique, 2001.
Titre original : The Holocaust Industry, Reflections on the Exploitation of Jewish Suffering.

L'Holocauste dans la vie américaine, Peter Novick, Gallimard 2001.
Titre original : The Holocaust in American Life. 1999.
Cette étude, dont la parution a été tardive permet de mieux comprendre l'affaire Papon. Il apparaît clairement que cette affaire a été due à l'influence américaine sur la minorité activiste juive française qui l'a montée. 

Rapport général. Mission d'étude sur la spoliation des juifs de France. ( mission Mattéoli)
.La documentation Française, 29-31 quai Voltaire 75344 Paris Cedex 07

    Ce rapport prouve que si le spoliation fut systématique, elle a été indemnisée rapidement et aussi totalement qu'il était possible, dans des temps où la France était dans le plus extrême dénuement. Seules 5 à 10% des spoliations n'ont pas été indemnisées, car les familles avaient été anéanties. Le rapport présente des recommandations.

Une justice tardive, Stuart E. Eizenstat Éditions du Seuil
Spoliations et travail forcé, un bilan de la Seconde Guerre Mondiale.

    Le titre pourrait être allongé .. tardive et à l'américaine
    La présentation, par le Sous Secrétaire au Trésor de l'Administration Clinton, des négociations entre les institutions juives américaines et les banques suisses, les industriels allemands et le gouvernement français, est du plus haut intérêt. On se rend compte que cela a été pire que ce que l'on pouvait penser : ce ne fut que du chantage.
    Le plus frappant est que l'auteur, qui s'est beaucoup investi dans la tâche d'aider à conclure les accords, - on pourrait même dire de limiter la casse, ce qui lui valut la Légion d'Honneur - apparaît comme un honnête homme, mais parfaitement ignorant de la réalité française.

    La cabale contre Maurice Papon

    Nous présentons dans un document spécialisé la cabale anti-Papon déclenchée à la suite des événements d’octobre 1961. Celle qui s’est constituée après les accusations parues dans le Canard enchaîné en 1981 a donné lieu a une myriade de livres sans intérêt. Nous ne citons donc ici que les plus significatifs. Les " internautes " peuvent se faire une idée de l’ampleur de cette cabale en posant la question " Papon " à un moteur de recherche. Devinez le nombre de réponses !!

Il faut noter que le livre de Serge Klarsfeld, Vichy Auschwitz, par la partialité avec laquelle il traite les événements de Bordeaux, mériterait de figurer dans cette rubrique, malgré la gravité du sujet qu’il traite.

Michel Slitinsky.

    Il a écrit trois livres destinés à nourrir la diffamation à l’encontre de Maurice Papon :
L’affaire Papon , 1983 ;
L’affaire Papon repart, 1987 ;
Procès Papon, le devoir de justice, 1997.
Le procès a permis de relever de nombreuses erreurs et falsifications. Au procès, comme on lui reprochait un faux obtenu par collage, il s’est contenté de remarquer que ce n’était pas lui qui était jugé.
Son livre "La résistance en Gironde", Cahiers de la Résistance, Bordeaux, présente des témoignages intéressants mais montre qu'en 1970 il n'avait pas étudié la déportation des Juifs. Il reprend le chiffre de 1884 juifs en Gironde du livre de J. Billig, alors que ce chiffre est faux.

Le journal l'Express a, lors du procès, publié un article significatif portant sur son témoignage et sur celui de Michel Bergès : Les deux vérités

Gérard Boulanger a écrit :

Maurice Papon : un technocrate français dans la collaboration, Ed du Seuil, 1994.
Maurice Papon : un intrus dans la République, Ed du Seuil, 1997.

Jean-Luc Einaudi a publié deux livres consacrés à la manifestation du 17 octobre 1961. Il est le plus cité par ceux qui veulent accabler Maurice Papon et nous analysons ses livres en détail.

Paris 1961, Algerians, State Terror, and Memory
De Jim House & Neil Macmaster,
Oxford University
Press.
En français : Paris 1961, Les Algériens, la terreur d'Etat et la mémoire, Tallandier 2008.

Ce livre atteint le summum de la désinformation. Vu de l'étranger, le mythe de Papon source de tous les malheurs prend de l'ampleur. Seule la partie portant sur l'organisation de la Préfecture de police et sur l'organisation de la force de police auxiliaire est sérieuse. 

Maurice Papon, serviteur de l’État.

Le dossier Papon, Bernard Violet. (Flammarion, 1997)

    Paru avant le procès de Maurice Papon, ce livre est très inégal. Il ne présente que peu d'intérêt en ce qui concerne le procès car il est dépassé ; il reste intéressant par sa description de la carrière de Maurice Papon en dehors de l'occupation. Il montre bien que Maurice Papon ne finit pas sa carrière comme Préfet de Police de la Seine malgré son passé à Bordeaux, mais bien que ce fut justement à cause de ce passé. Toutes les promotions et décorations de Maurice Papon furent le fait d’hommes politiques qui étaient israélites et résistants, comme Jules Moch et René Mayer ou qui étaient à Bordeaux à la fin la guerre et pendant les procès de la collaboration, comme Gaston Cusin, Jacques Soustelle et Maurice Bourgès-Maunoury qui le nomma Préfet de Police en mars 1958.

Les chevaux du pouvoir, le Préfet de police ouvre ses dossiers
Maurice Papon. (Plon 1988).

    La lecture de ce livre fait comprendre que Maurice Papon est un homme qui dit la vérité. Le contenu de ce livre fut mis en doute à sa parution. Maintenant que les archives de la Préfecture de Police sont accessibles, il apparaît que Maurice Papon a écrit la vérité sur les événements d’octobre 1961.

Le Gaullisme ou la loi de l’effort.
Maurice Papon, Flammarion 1973

    Cet ouvrage est la profession de foi politique de Maurice Papon pour son entrée en politique. Ses idées étaient très proches de celles de Jacques Chaban-Delmas dont il soutint la candidature contre celle de Jacques Chirac, au sein du parti UDR, aux présidentielles de 1974.
    Pour Maurice Papon, la politique est une action pour un idéal à travers les réalités.
    Le livre comporte deux parties :
    La première partie est une tentative de répondre à la question : peut-on définir une doctrine gaulliste alors que celui ci a disparu. Sa réponse est oui, et cette doctrine est basée sur la foi en l’homme. Il relève deux thèmes d’applications : la participation, philosophie humaniste, et la concertation, principe d’organisation sociale. Ce qu'il a écrit sur la concertation fait penser aux idées de Michel Rocard.                        
    La deuxième partie est l’application assez pragmatique de la doctrine aux actions à entreprendre, comme la réforme de l’administration, la décentralisation, la croissance économique et les transferts sociaux.       HAUT DE PAGE

La déportation et le génocide des juifs.

La déportation des Juifs en France et dans les autres pays de l'Ouest, présentée par la France à Nuremberg. Editions du centre, Paris 1947.

C'est certainement le livre le plus clair sur le sujet. Il présente aussi l'avantage d'être écrit en bon français. On y apprend que, pour le procès de Nuremberg, l'accusation disposait déjà de la quasi totalité des documents qui étaient au Centre de Documentation Juive Contemporaine et d'autres documents allemands saisis par l'armée américaine. L'accusation ne connaissait pas la réunion de Wannsee, mais en avait parfaitement reconstitué les conclusions en étudiant le déroulement des déportations.

La destruction des Juifs d'Europe, Raul Hilberg (Fayard, 1988)

    Ce livre est très dur à lire car il explique comment 6,5 millions de juifs ont été assassinés. Le début est dédié à l'organisation des commandos qui massacrèrent 2,5 millions de juifs sur place, en Pologne et en URSS. La suite est dédiée à l'organisation des camps d'extermination et au transport des juifs du reste de l'Europe.

    Hilberg est un véritable historien américain d'origine juive autrichienne, qui a utilisé les archives de l’organisation centrale allemande en charge de l’extermination des juifs, alors que S.K. a surtout basé sur les archives françaises et celle du RSHA en France.
    Cinquante pages portent sur ce qui s'est passé en France.
    Cette édition est la 4ième édition.

    Hilberg a publié un autre livre : La politique de la mémoire, Gallimard 1996. Le titre américain : "Experiences of a Holocaust Researcher" est plus significatif du contenu du livre. Ce livre est une autobiographie qui relate surtout comment il a entrepris son étude et les contestations qu'elle a soulevées. Arrivé à New York avec ses parents en septembre 1939, à l'age de 13 ans, il retourne en Allemagne comme combattant dans l'Armée américaine en avril 1945. En 1948, il entreprend une thèse sur l'holocauste. En 1952, intégré dans une équipe d'étude " War Documentation Project ", il découvre dans le centre de documentation d'Alexandria en Virginie, un stock important de documents nazis concernant l'organisation de l'holocauste, ramenés d'Allemagne par l'Armée américaine.      

Le Commissariat Général aux Questions Juives (CGQJ) .

    Contrairement à la règle qui veut que les archives des ministères restent confidentielles 60 ans, aucun ministère n'ayant repris celles du CGQJ après sa dissolution en 1944, elles furent déposées aux Archives nationales et rendues accessibles aux chercheurs. Joseph Billig, fut l'un des premiers à les dépouiller, et son étude reste un grand classique même si elle porte quelques erreurs.

Vichy Auschwitz, Serge Klarsfeld (Fayard, 1983).

Deux tomes, (544 et 410 pages).

    Ce livre a la prétention d'être le livre de référence de la déportation des Juifs sous le régime de Vichy. Il est utile car il présente les documents échangés entre les autorités françaises et allemandes. S. Klarsfeld entreprend de démontrer la totale responsabilité de Vichy et celle de Maurice Papon avec une partialité que nous démontrons dans notre site. Pour ce faire, il procède par falsification dans la présentation des documents et par des interprétations fausses. L’auteur n’est pas un historien mais un agent d'influence.

    Pour bien comprendre le déroulement des opérations, il est préférable de lire au préalable les 50 pages du livre de Raul Hilberg, dédiées à la déportation des juifs résidant en France.

    Serge Klarsfeld a fait publier en 1979 un livre " Le livre des otages, la politique des otages menée par les autorités allemande d’Occupation en France de 1941à 1943 ". Des listes d’otages, des fiches individuelles d’otages et la reproduction de documents allemands tiennent une place majeure dans ce livre où le texte de Serge Klarsfeld est réduit. Cependant il arrive à soutenir que c’est par hasard qu’il y a eu 70 otages exécutés à Bordeaux, et 46 à Paris, le 21 septembre 1942, à la suite d’une série d’attentats contre les forces d’Occupation en région parisienne. Il y avait des "fusillables" à foison à Bordeaux, alors que les ressources étaient trop faibles à Paris.
  Voir les pages : Les otages et Les Klarsfeld et Maurice Papon 

    Note sur Serge Klarsfeld (Source : Vie et mort des juifs sous l'occupation, pages 198- 200) :
    Il est né à Bucarest. Ses parents, d’un milieu aisé, se sont connus en France où ils étudiaient. La famille réfugiée en France, son père combat dans l’armée française. Démobilisé, il bénéficie de l’aide de Vichy en tant que Roumain et ancien combattant. Puis la famille se réfugie en zone italienne. A la capitulation de l’Italie, son père est arrêté par les Allemands, et périt à Auschwitz. La guerre finie, la famille retourne en Roumanie. La prise de pouvoir par les communistes contraint la famille à se réfugier une deuxième fois en France. 

    Remarque : On sait comment Serge Klarsfeld a remercié la France de lui avoir, par deux fois, donné refuge.

Partout où ils seront, Beate Klarsfeld, Edition spéciale 1972

   Beate Klarsfeld s'est rendue célèbre en giflant en public le chancelier d'Allemagne Fédérale Kiesinger le 7 novembre 1968, pendant la campagne électorale pour le renouvellement du Bundestag, comme elle l'avait promis devant des étudiants allemands. Évidement elle fut poursuivie en justice, et elle comprit que sa meilleure défense était d'attaquer les anciens nazis. Ainsi, et cela est particulièrement utile pour étudier l'affaire Papon, elle retrouva ceux qui s'étaient acharnés sur les juifs en France, particulièrement Kurt Lischka qui avait commandé les rafles à Paris et Herbert Hagen qui avait organisé les rafles et les déportations au départ de Bordeaux, avant même que Maurice Papon arrive à Bordeaux. A la réorganisation de l'occupation, lors de l'arrivée du général Oberg à Paris, Herbert Hagen fut nommé chef d'état-major de Oberg, et à ce titre il eut, entre autres taches, à organiser les exécutions d'otages (voir le "livre des otages" de Serge).

   Alors que Serge, qui ne parlait pas allemand, a basé ses livres sur les archives françaises, Beate a beaucoup étudié les archives allemandes, dont celles personnelles de Hagen qui dormaient au Centre de documentations juives contemporaines. Ainsi, dans son chapitre consacré à Hagen, elle présente la personnalité de Hagen et son antisémitisme viscéral -- la correspondance privée entre Herbert et son cher Adolf (Eichmann) est édifiante -- mais elle présente aussi toutes les notes internes à la SS, afférentes à la décision d'imposer le port de l'étoile jaune, et en ce qui concerne Bordeaux, les notes qui montrent l'acharnement de Hagen dans l'organisation des convois de déportation de juifs au départ de Bordeaux, où il était en poste avant l'arrivée de Maurice Papon.

   La première édition de ce livre est de 1972, soit 25 ans avant que ne commence le procès de Maurice Papon, et au procès, on n'a pas présenté toutes ces notes sur l'organisation des déportations. 

   Question : Tout ce qu'a fait Beate Klarsfeld a permis de faire condamner Hagen à 12 ans de prison, et Maurice Papon, qui a cherché à épargner la déportation à des juifs quand il le pouvait, a été condamné à 10 ans de réclusion. Que peut-elle penser de ce résultat ? 

Vie et mort des juifs sous l’occupation, Myriam Foss et Lucïen Steinberg (Plon, 1996)

    Ce livre comporte une série de témoignages particulièrement émouvants. Il permet de comprendre la fragilité des personnes qui ont enduré ces souffrances et la facilité qu’il y avait de les exploiter. Lucien Steinberg rappelle ses interviews d’Helmut Knochen et de René Bousquet, effectués à la fin des années 60, et constate avec tristesse qu’ils n’étaient antisémites ni l’un ni l’autre, mais que les évènements les ont conduit à participer à la déportation des juifs.
    On apprend quel fut le sort de juifs devenus célèbres.

    Note : On remarque que très peu ont été victimes de dénonciations, contrairement à une idée répandue actuellement chez les jeunes, et quand ils le furent, ce fut surtout en tant que Résistants. Le premier acte de résistance pour les Français israélites, était  de ne pas se faire recenser.

La seconde guerre mondiale en Gironde par les textes.
Archives départementales de la Gironde/ le festin 2006.

 Ce recueil est une sélection de textes tirés des archives départementales de la Gironde. Il privilégie les archives peu connues, et ne peut éviter d'en citer quelques unes portant sur l'affaire Papon, sans qu'il soit fait allusion au procès

Journal d'un Rabbin, extraits, Rabbin Joseph Cohen, 1967, Imprimerie Mazarine, Paris.

    Ce petit livre est un peu décevant en ce qui concerne notre sujet, car il n'est pas à proprement parler un journal. Il ne comporte que peu d'informations sur les événements de Bordeaux, mais celles-ci sont très significatives.

Fonctionnaire sous l'Occupation. 
Présentation du dossier de Maurice Papon par Jean-Marc Varaut, avocat au Barreau de Paris. THESAURUS 1993

Dans ce petit livre, Maître Varaut présente de nombreux documents et témoignages dont nous reproduisons certains sur ce site. En particulier il a repris en sa totalité le rapport des experts : MM Roger Bellion, Jacques Delarue et André Gouron, rapport qui avait été demandé par le premier juge d'instruction; J. C. NOCOD, Doyen des juges d'Intruction, et qui a été occulté lors du procès.

Sur la guerre 1939-1945

La GESTAPO en France. Deux numéros spéciaux, N° 26 et N° 27, de 1972 de la revue Historia.

    Un article porte sur la résistance à Bordeaux, et sur le drame que fut l’affaire Grandclément, qui trahit et livra de nombreux résistants et surtout beaucoup de dépôts d’armes parachutées par le SOE anglais. Grandclément fut exécuté en juillet 1944 sur ordre de Roger Landes, officier du SOE, qui avait monté un réseau de résistance resté sous son commandement direct.

    Un autre article présente une interview par Lucien Steinberg, de Helmut Knochen, chef du SD, et donc de la GESTAPO à Paris, et responsable de la section IV J, en charge de la déportation des Juifs. On y apprend que ce Knochen n’était pas antisémite et qu’il n’agissait que sur ordre express de Hitler.

    Note : Il est certain qu’il a contribué à réduire de nombre de déportés, car il ne comprenait pas l’intérêt pour l’Allemagne de ces déportations. Colonel, il fut ramené au rang de 2iéme classe après l’attentat contre Hitler du 20 juillet 1944, pour son manque d’enthousiasme dans la répression. Eberhard Jäkel confirme ces informations en partant de sources différentes.

La France de Vichy, Robert O. Paxton

    Ce livre est certainement un de ceux qui présentent le mieux ce que fut la "Révolution Nationale". Paxton pose la question de la marge de manœuvre du gouvernement de Vichy, et lors de la parution de son livre en 1973, il surprit les historiens français par ses prises de position. Il expose que Vichy a anticipé les demandes des Allemands dans de nombreux cas.
    Son témoignage au procès de Maurice Papon jette un éclairage sur son livre et montre l’ineptie de ses affirmations. Il n’a pas étudié l’occupation de la France sur le plan militaire ni sur le plan de la pression exercée par les polices allemandes sur le gouvernement de Vichy.
    Nous avons dédié une page à l’analyse de sa déposition au procès.

Le jeu américain à Vichy, William L. Lange

Ce livre a été écrit juste après la guerre pour justifier la politique des États-Unis pendant celle-ci, en particulier son soutien de Vichy puis du général Giraud. Il permet de comprendre que les USA ont été le seul État étranger à aider la France dans son si grand malheur. Vichy ne pouvait rien refuser aux USA. Ce soutien de Vichy permit aux USA de préparer le débarquement de novembre 1942 en Algérie. Beaucoup d’informations proviennent des comptes rendus de l’Amiral Leahy, ambassadeur des USA auprès de Vichy. L'amiral Leahy était très bien reçu, et était particulièrement bon observateur des réalités de l’époque. Il rendit compte que Darlan était un anglophobe forcené, persuadé que l’Allemagne gagnerait la guerre.

La France dans l’Europe de Hitler, Eberhard Jäkel.

    Jäkel est un jeune chercheur allemand qui a mené son étude à partir des documents échangés entre Vichy et le régime Nazi. Son livre montre que l’espoir du régime de Vichy était d’obtenir de Hitler un véritable traité de Paix, comme Thiers en avait obtenu un de Bismarck, quitte à incorporer la France dans une Europe dominée par l’Allemagne. Toutes les initiatives de Vichy avaient pour objet de convaincre Hitler de sa bonne volonté1. Si Bismarck avait été heureux de finir la guerre en 1871 en retirant d’énormes avantages territoriaux et financiers, Hitler, qui haïssait la France de façon viscérale, et qui était obligé de continuer la guerre, n’entendait nullement accorder la paix à la France. Hitler considérait la France uniquement comme une réserve inépuisable de matériels, de ressources financières et de travailleurs.

    Les Nazis avaient pour objectif de faire entrer la France en guerre contre l’Angleterre, et furent toujours déçus.

    Jäckel apporte certainement de nombreuses informations utiles à la compréhension de la collaboration, mais, comme Paxton sur un autre point de vue, en se basant uniquement sur des archives trop spécialisées, il présente une vision biaisée de la Guerre en France. Il insiste sur la réduction du nombre d’otages exécutés après l’arrivée d’Oberg, ce qui est vrai si l’on considère que l’on passe de 50 otages fusillés par officier allemand tué en octobre 1941, à 2 pour chaque Allemand tué ou blessé en septembre 1942. Mais les archives d’état-major ne citent pas les exécutions massives de résistants prisonniers durant les derniers mois de la guerre, car elles étaient d’initiatives locales. C’est un commandant du régiment Der Führer, le SS-Strumbannfürer Dickmann, qui a pris l’initiative du massacre d’Oradour-sur-Glane.

Notes : 1 - Avec le temps, certains partisans du Maréchal Pétain prirent conscience que cette attitude conduisait ce Gouvernement à prendre des décisions contraires à l’honneur de la France, et ce fut la fin des illusions. D’autres, au contraire, abondèrent dans le sens de la collaboration par antisémitisme ou, et surtout, par anticommunisme.

Histoire de l’épuration, Robert Aron

    Ce livre montre que l’épuration après la guerre a été violente, contrairement à la volonté du général De Gaulle. Sur 1594 demandes en grâce de la peine de mort, le Général accorda 998 conversions en condamnation à la prison, et cela à la grande colère du parti communiste. Son successeur, Félix Gouin, accorda 177 grâces pour 297 condamnations à mort (il était moins enclin à la clémence que le Général, et Paul Henri Teitgen, Garde des Sceaux  lui présenta sa démission pour le décider à la clémence), et George Bidault accorda 35 grâces pour 59 condamnations à mort. La description de l’ambiance à la prison de Fresnes lors des exécutions est poignante. L’épuration contre les profiteurs de la guerre et de l’occupation fut sans faiblesse.

Note : De très nombreux auteurs ont écrit des " histoires de la deuxième guerre mondiale " ou des " histoires de Vichy ". Les plus notables sont L'Histoire de Vichy de Robert Aron et  "La grande histoire des Français sous l'occupation" de Henri Amouroux.

L'épuration française, Peter Novick, éd. Balland 1985

Titre original : The resistance versus Vichy : The Purge of Collaborators in Liberated France. Chatto and Windus, London 1968.

    Cette étude présente une bonne synthèse de l'épuration. Après avoir rappelé le déroulement de la guerre et les aspects de la guerre civile entre Français, elle présente les aspects politiques de l'épuration. Les statistiques qu'elle présente sont certainement les mieux documentées existantes. Elle présente des comparaisons intéressantes avec les autres pays d'Europe de l'Ouest occupés. La peine de mort fut plus utilisée en France et en Belgique, où elle faisait partie de l'arsenal judiciaire, que dans les pays où elle fut rétablie à cette occasion (abolie en 1870 en Hollande).

Missions spéciales, E. H. Cookridge, Arthème Fayard 1966.

    Ce livre comporte deux parties : la première est " Francis Commaerts et l’épopée du Vercors " et la deuxième est " Roger Landes et la libération de Bordeaux ", qui nous intéresse plus particulièrement.  

Libération de Bordeaux, Pierre Bécamps, Hachette Littérature 1974.

    Ce livre décrit la libération de Bordeaux sous tous ses aspects : la montée en puissance de la résistance et le drame de la trahison de Grandclément avec toutes ses conséquences dues au fait que beaucoup de résistants n’en prirent pas conscience immédiatement ; la répression farouche contre la résistance et contre les juifs   exercée par la gestapo ; l’évacuation de Bordeaux par les Allemands suite aux négociations avec les autorités de Bordeaux (accord dit Kühnemann Rougès) ; l’épuration après la libération. Ce livre est très complet et permet de comprendre pourquoi Gaston Cusin devait être particulièrement prudent lors de son arrivée à Bordeaux en mai 1944. On comprend pourquoi il contacta Maurice Papon qui était membre d’un réseau de résistance orienté vers le renseignement, et avait peu fréquenté le réseau de Grandclément.

Sur les évènements d’octobre 1961 à Paris, et sur la guerre d’Algérie

Police contre FLN, le drame d'octobre 1961, Jean -Paul Brunet, Flammarion, 1999.

    Ce livre a été écrit après que les archives de la Préfecture de Police de Paris aient été rendues accessibles aux chercheurs. Contrairement à la présentation du livre par l'éditeur, qui parle "d'une police à laquelle son patron avait laissé toute liberté", il montre que la véritable raison du drame d'octobre a été la pression très forte exercée par le FLN sur la population algérienne et sur la police. En 1961, sur 291 morts transférés à l'Institut médico-légal de Paris, moins de 30 ont été tués par la police, et le reste l’a été par le FLN ; et 20 policiers furent tués uniquement sur Paris, comme on peut le vérifier sur le monument aux "Victimes du devoir" de la Préfecture.

Charonne, lumières sur une tragédie, de Jean-Paul Brunet, Flammarion, janvier 2003.

    Jean-Paul Brunet, a été très attaqué pour avoir démenti toutes les affirmations erronées sur les manifestations des 17 et 18 octobre 1961. Il consacre le premier chapitre de ce livre, intitulé : "17 octobre 1961, La construction d'une légende" à répondre à ses détracteurs et notamment à Jean-Luc Einaudi. Il y présente toutes les inanités de Jean Luc Einaudi : le fameux rapport de police qui n'a jamais existé, la liste bidon de disparus et le mythe de la jeune fille qui a été noyée dans le canal Saint Denis pour être allé manifester, alors qu'elle habitait un quartier où personne n'avait été averti de cette manifestation. Jean-Luc Einaudi, membre du parti PCMLF, Parti communiste marxiste-léniniste de France, a écrit la préface d'un livre écrit par Jacques Jurquet, un des fondateurs du PCMLF, dont il est un admirateur. Ce Jacques Jurquet, après avoir chanté les louanges des Khmers rouges, de Mao TSE-Toung, de Kim Il-Sung et d'Enver Hodga, a soutenu que les Khmers rouges n'avaient jamais tué personne : il est d'une variété atypique de négationnistes.

Un tournant de la "Bataille de Paris" : L'engagement de la Force de police auxiliaire FPA (20 mars 1960). 
Rémy Valat,  Article paru dans la Revue d'Histoire : Outre-Mers, 1er semestre 2004, N°342-343
Cet article est accessible sur INTERNET  

Cet article a été réalisé dans le cadre d'un doctorat, à la suite de l'ouverture des archives. Rémy Valat a aussi obtenu des témoignages de première main, entre autres,  celui du lieutenant-colonel Montaner (capitaine à l'époque), qui fut un des premiers à penser  à créer cette FPA, et qui la commanda, et celui du colonel Roger Cunibile, ancien chef du Service d'assistance technique aux Français musulmans d'Algérie (STA-FMA), service qui pouvait recueillir de nombreux renseignements. Cet article permet de mieux comprendre l'agressivité du FLN contre cette FPA qui mettait sa suprématie sur les Algériens à rude épreuve.

Les Calots bleus et la bataille de Paris, Michalon novembre 2007
Rémy Valat. 

Ce livre est l'aboutissement de son étude sur l'action de la Force auxiliaire de police, la FPA, qui lutta avec énergie contre le FLN. Cette étude est la plus achevée qui soit disponible en ce moment, car elle prend en compte des témoignages en les recoupant avec les archives. Elle a été critiquée, en particulier par Jim House et par Neil Macmaster parce que Rémy Valat ne s'est pas limité à reprendre la vulgate, et il est accusé d'être trop favorable à la FPA. Il a répondu à ces critiques dans un article disponible sur Internet qui est particulièrement intéressant 

Ils venaient d'Algérie, L'immigration algérienne en France 1912-1962, Fayard
Benjamin Stora

    Sur les évènements d'octobre 1961, il se contente de reprendre les dires de Ali Haroun, qui était en charge de la communication du FLN. C'est tout dire. Mais cette étude reste très intéressante, car elle permet de comprendre la genèse de la lutte entre le FLN et le MNA. Ce livre est donc très complémentaire de celui de J.-P. Brunet 

La septième wilaya, la guerre du FLN en France 1954-1962, Ali Haroun

    Ce livre décrit l’organisation du FLN en France. Certaines informations confirment celles données par Maurice Papon et celles que Jean Paul Brunet a tirées des archives. A en croire Ali Haroun, le FLN était un parti démocratique et pacifiste. 

    Il faut noter qu'Ali Haroun fut membre du Haut Comité d'Etat, et  ministre des Droits de l'Homme (sic), en 1992, quand les militaires ont pris le pouvoir en Algérie après que le FIS eut gagné les élections. Ce gouvernement créa une législation destinée à éliminer ses opposants. Jacques Vergès, dans son livre : Lettre ouverte à mes amis algériens devenus tortionnaires, présente une étude comparative du décret du 14 août 1941, par lequel le gouvernement de Vichy créa les Sections Spéciales, et de celui du 30 septembre 1992, du HEC en Algérie, qui créa aussi des Sections Spéciales qui permettaient d'envoyer les opposants dans des camps de concentration situés dans le Sud algérien.

La gangrène et l’oubli, La mémoire de la guerre d’Algérie? Benjamin Stora
La découverte/essais

    On découvre dans cet ouvrage l’ampleur de la cabale montée contre Maurice Papon  après les évènements d'octobre 1961.

L’OAS contre De Gaulle, Jacques Delarue.
    Ce livre rend compte de la fureur de l’OAS, l’Organisation Armée Secrète, qui assassina de nombreux policiers ou officiers en France et en Algérie, et qui tenta d'assassiner le général de Gaulle à plusieurs reprises.

L’histoire des barbouzes, Lucien Bitterlin ; éditions du Palais Royal, 1972

    Ces barbouzes, qui n’étaient que des colleurs d’affiches idéalistes, focalisèrent la haine de l’OAS qui leur attribua cette dénomination. Volontaires du M.P.C., Mouvement pour la Coopération, créé par Lucien Bitterlin, ils s’installèrent dans une villa du quartier d’El Biar, et furent l’objet d’attaques incessantes. Une caisse qui devait contenir une machine pour imprimer les tracts fut piégée dans les locaux des douanes. Son explosion dans la villa tua 19 barbouzes. Les blessés furent soignés à l’hôpital, mais le convoi qui les ramenait à la villa fut attaqué, et les deux voitures incendiées. Les témoins dansèrent la farandole autour des voitures pendant que les passagers mourraient. Le gouvernement décida de rapatrier les survivants en France. Ils eurent 27 tués sur 200. Ce livre permet aussi de se faire une idée de la fureur de L'OAS.

    Lucien Bitterlin, apôtre infatigable de l’amitié des peuples, a coordonné la création d’un ouvrage collectif en 1996 : L’antiracisme dans tous ses débats.    

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