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L'exploitation du Génocide
En élargissant le champ d'observation hors de France, on découvre
que laffaire Papon nest pas isolée, et quelle entre dans un ensemble
dactions entreprises en de nombreux pays, par un parti sioniste qui entretient les
souffrances des juifs pour les exploiter.
Suivant le cas et linfluence de la communauté juive dans un
pays, ce parti sioniste cherche des avantages moraux et financiers, et tente dimposer
au gouvernement de sabstenir de toute désapprobation de la politique dIsraël
ou, plus encore, des décisions en faveur dIsraël. Il soutient souvent son action
par des accusations portées contre des hommes politiques.
Nous analysons :
La commercialisation du Génocide (source
: Norman G. Finkelstein)
La première utilisation du génocide fut son exploitation
commerciale. Des écrivains sans scrupule ont utilisé la sensibilité des juifs à ce
sujet en publiant des récits inventés. Puis les réalisateurs de films
lutilisèrent, car cela garantissait le succès commercial. Cétait
dautant plus aisé que lon a connu une époque où les vrais témoignages de
victimes se sont multipliés, quand les survivants, arrivés au soir de leur vie,
éprouvaient tardivement le besoin de relater leurs souffrances. Ils avaient tant
souffert, et étaient si peu nombreux, quils navaient pu le faire au retour des
camps. Ce fut aussi le temps des célébrations commémoratives du cinquantenaire.
On est ainsi passé du " Journal dAnne
Frank " à la série télévisée de " l'Holocauste". Il faut
remarquer que les vrais témoignages montrent comment, dans lhorreur, un peu
dhumanité subsistait entre les victimes, alors que les fausses mémoires et les
livres écrits par ceux qui nont connu les évènements que par ouï-dire ou par les
archives, nen montrent que le caractère systématique. Cette première période a
sensibilisé au sujet, non la génération directement victime du Génocide, mais les
générations suivantes, dont on a cultivé et instrumentalisé le deuil.
Lutilisation pour le soutien dIsraël, qui tourne
au chantage
Le principe de cette exploitation a été de démontrer que certains
pays nont pas fait ce quils auraient du faire, soit pour punir les
responsables du génocide, soit pour compenser équitablement le dol subit par les juifs,
ou pour attirer le soutien dont Israël avait besoin.
La punition des responsables du génocide a soulevé une approbation
générale, car personne nadmettait que ceux qui avaient été condamnés par
contumace bénéficient de la protection détats ou dorganisations, religieuses
ou autres. Ce fut lépoque de la poursuite dAdolf Eichmann, plus
tard de
Herbert Hagen et Kurt Lischka en Allemagne, et de Klaus Barbie et Paul Touvier en France.
Simple coup électoral au départ, laffaire Papon a été
reprise par le parti sioniste pour exercer une pression sur François Mitterrand. Cette
pression paraissait dautant plus nécessaire que la politique de Menahem Begin au
Liban, nattirait pas la sympathie. Les attaques contre René Bousquet, ami de
François Mitterrand, ont été montées lorsque le Président a entrepris de faire
reconnaître Yasser Arafat comme un interlocuteur international.
Le World Jewish Congress, utilisant la sensibilisation des milieux
juifs au problème de lindemnisation des spoliations, a entrepris une série
dactions qui ont été de véritables chantages1. Létude de Norman
Finkelstein a porté sur les chantages en Suisse et en Allemagne, montés par les milieux
juifs américains, et na pas pris en compte celui exercé sur la France.
Le chantage exercé sur les banques suisses
(source : Norman G. Finkelstein)
De nombreux livres ont dabord paru sur lor des juifs, et
contre les banques suisses qui auraient conservé les fonds des juifs disparus.
Le WJC a ensuite exercé sur les banques suisses une telle pression,
quelles ont accepté la création dune commission denquête pour
étudier leurs comptes. En mai 1996, fut établi un " Independent committee of
eminent persons " comportant trois représentants de lassociation des
banques suisses et trois de la "World Jewish Restitution Organisation ",
présidé par Paul Volcker, ancien président de la banque de réserve fédérale des USA,
qui devait rechercher les comptes en déshérence ayant appartenu à des victimes du
Génocide. En décembre suivant, fut établi une "Independent commission of
experts ", présidée par Jean-François Bergier qui devait étudier le
commerce de lor entre lAllemagne nazie et la Suisse. Mais le WJC, sans
attendre les résultats des études, et sous la menace dun boycott des banques
suisses par les grandes banques juives et les fonds de pensions américains, réussit à
obtenir une indemnité de 1,25 milliards de dollars. Après de nombreuses
tractations sur lutilisation de cet argent, il fut établi quun fond de 200
millions de dollars serait créé pour aider des victimes nécessiteuses du génocide. En
décembre 1999, environ la moitié de ce fond avait été distribuée. Plus dun
milliard de dollars doivent donc rester aux mains des organisations juives, dont
lensemble forme ce que Finkelstein nomme " lindustrie de
lHolocauste", pour financer leur pérennité et leurs enseignements.
In fine, le rapport paru en 1999 du " Independent
Committee of Eminent Persons " a établi que le montant total des fonds dormants
ayant vraisemblablement appartenus à des juifs victimes des persécutions nazies
sélevait de 170 à 260 millions de dollars. Limprécision est due au manque
dindication sur les propriétaires disparus, et la détermination de la qualité de
juif a souvent été faite uniquement sur la consonance des noms. Les banques suisses se
sont donc laissé extorquer plus dun milliard de dollars US.
Le chantage exercé sur lindustrie allemande
Le gouvernement allemand avait, après la guerre, entrepris un très
important programme dindemnisation des juifs victimes des persécutions nazies,
après des négociations avec le gouvernement israélien. Par exemple les propriétaires
de tableaux volés par les nazis, et non retrouvés, avaient été indemnisés2.
L "industrie de lHolocauste " a donc
dirigé son chantage sur lindemnisation des travailleurs forcés des pays de
lEst que lon navait pas indemnisés pour cause de guerre froide. Les
instances juives américaines ont, là aussi, exercé un chantage qui a fait céder les
industries allemandes. Le gouvernement allemand versera 5 milliards de marks, et
lindustrie allemande autant. Là aussi, la majorité de cet argent ira aux
organisations juives.
En Allemagne, les industriels ont admis que les sociétés qui
avaient employé ces travailleurs forcés nen avaient tiré aucun bénéfice, tout
ayant été détruit par la guerre, et les industries allemandes qui nexistaient pas
à lépoque ont été invitées à participer à ce versement.
Le résultat de ce chantage a provoqué un sentiment de
frustration en Allemagne. Le livre de Finkelstein y est devenu le plus vendu. On sait
quà la fin de la guerre, les pays de lEst se sont emparés du cinquième du
territoire allemand, et que dix millions dAllemands ont eu 48 heures pour
déguerpir. François Mitterrand a demandé à Helmut Kohl de reconnaître la ligne
Oder-Neisse avant que la France ne reconnaisse lAllemagne réunifiée. Il faut
espérer que lAllemagne nexigera pas de compensations.
Les spoliations des juifs par Vichy et la réparation du dol
Après la parution en France de nombreux livres sur la spoliation et
la déportation des juifs, et sur les défauts de leur indemnisation, des campagnes
médiatiques ont été montées contre René Bousquet, François Mitterrand et Maurice
Papon. Le Président Jacques Chirac a admis la responsabilité de la France dans le
Génocide à la cérémonie commémorative de la rafle du Vel dhiv du 16 juillet
1995.
Pour résoudre le problème des restitutions, Alain Juppé a
institué, en février 1997, une commission détude de la spoliation des juifs et de
leur indemnisation. Elle fut présidée par Jean Mattéoli, Président du Conseil
économique et social.
Son rapport général nous apprend que, si la spoliation par Vichy
fut très importante, elle se fit dans un cadre administratif très structuré qui laissa
des archives très précises, ce qui permit une restitution pratiquement totale quand les
personnes lésées avaient survécu3. Les restitutions ont été menées plus
rapidement et plus complètement que les indemnisations pour dommages de guerre aux non juifs4.
Cela a été dautant mieux accepté par les Français
quils étaient très choqués dapprendre le sort des juifs, et que le montant
total de ces spoliations, comparé à celui des pillages économiques et financiers
effectués par lAllemagne, additionné des destructions dues à la Libération,
était relativement négligeable. Lamende dun milliard de francs imposée aux
juifs5 na représenté que 2 jours et demi des frais doccupation
que lAllemagne avait exigés de la France (400 millions par jour).
Le montant des spoliations a été estimé inférieur à 11
milliards de francs, et le total des spoliations non remboursées à 700 millions
de francs (+ou - 20 % ), essentiellement les comptes en déshérence6.
Laffaire Papon et lextorsion de fonds pour la
commémoration du génocide.
Les conclusions et recommandations de la commission dite Mattéoli
nétaient pas encore remises au gouvernement lorsque commença le procès de M.
Papon. Serge Klarsfeld, son principal instigateur et membre de la commission
Mattéoli,
avait compris que les revendications pour des compléments dindemnisation seraient
dautant mieux perçues par les Français que Maurice Papon, fonctionnaire du temps
de Vichy et Préfet emblématique du général de Gaulle, serait condamné. On comprend
lacharnement des Klarsfeld pour y arriver et les méthodes extra judiciaires
employées, comme les manifestations organisées sur le parvis du Palais de justice de
Bordeaux, les attaques contre la magistrature et la campagne médiatique.
Maurice Papon condamné, le gouvernement Jospin a du négocier avec
" L'industrie de lholocauste ", française et américaine, dans
un contexte de chantage, comme en Suisse et en Allemagne.
Dès avril 2000 le Gouvernement s'est engagé à
doter de 2,4 milliards
de francs une fondation " pour la mémoire de
lHolocauste ". En juillet, après la publication du rapport
de la commission Mattéoli, une loi a été promulguée pour indemniser ceux dont les parents ont péri à Auschwitz. Ils recevront 180 000 francs chacun :
étant 3500, cela représentera 630 millions de francs, ce qui correspondrait aux
indemnités non versées aux familles disparues. Cette compensation permettra à ceux qui
ont perdu leurs parents, daider leurs enfants, et tous les Français
ladmettront, encore que on ne comprend pas pourquoi les enfants de
Résistants tués n'y ont pas droit. Cette somme, prise sur les 2,4 milliards ne
représente qu'un quart des sommes attribuées, le reste sera utilisé par
les associations juives pour influencer lopinion française en faveur
dIsraël.
En janvier 2001, le sous secrétaire au Trésor américain
, Stuart Eizenstat avalise l'accord et les associations juives
américaine ne pourront plus poursuivre les banques françaises devant une
juridiction américaine.
Conclusion
En comparant les méthodes de "lIndustrie de
lHolocauste " dans les trois pays, on retrouve le même schéma. Des
études importantes du dol subit par les juifs ont été demandées pour en déterminer
les compensations, mais leurs résultats n'ont pas été pris en compte. Il ne
sagissait que de justifier des chantages étayés par les banques juives
américaines et les fonds de pension7. En France, pour faire accepter le
principe dune indemnisation plus importante, il était important dobtenir au
moins une condamnation dun homme politique important. A un moment, Maurice Papon
sest trouvé à la mauvaise place et a été la victime dun plan qui, vu
les intérêts mis en jeu, le dépassait complètement. C'est Stuart Eizenstat
qui a clos cette étape de l'affaire Papon. Mais ceux qui ont étudié les
évènements de Bordeaux pendant la guerre savent que la communauté sioniste na pas
choisi la bonne cible, et que cela se retournera contre elle.
NOTA BENE (décembre 2004) : Depuis la rédaction de cette page, le livre de
Stuart Eizenstat, Une justice tardive,
apporte un éclairage pertinent sur ces chantages. Il explique comment, lui même
et l'administration Clinton, ont oeuvré pour modérer l'arrogance des
institutions juives américaines et celle des avocats américains. Il tente de
justifier, au moins en partie, toutes ces actions américaines.
Notes :
1 - Le site INTERNET www.wjc.org.il est particulièrement instructif.
2 - Après un accord entre Pierre Mendès France et K. Adenauer, la loi BEG
(Bundesenschaedigunggestz) fut adoptée en 1954, pour lindemnisation pour les objets
pillés par les nazis. Une loi BRüG (Bundesrückrukersttadugsgeszsetz, loi fédérale de
restitution) de 1957, plusieurs fois amendée, institua les WGA (Wiedergutmachungsämter,
offices de restitution) qui travaillèrent avec le FSJU (Fond social juif unifié) et
dautres associations juives. (source : le rapport de la commission Mattéoli)
3 - Les remboursements sur les comptes bancaires et les comptes titres étaient aisés,
car les spoliations étaient bien identifiées. (Rappelons quen France, les banques
nont pas le droit de garder des comptes non mouvementés, et doivent en verser les
fonds sur des comptes ouverts à la CDC, Caisse des dépôts et consignations).
Les fonctionnaires avaient souvent fait traîner les choses sous Vichy et, à la
Libération, 80 % des ventes dimmeubles appartenant à des juifs nétaient pas
encore totalement exécutées. Pour les ventes quasi forcées dentreprises dans le
cadre de " larianisation ", lordonnance du 21 avril 1945
permit den accélérer lannulation.
Les familles victimes des spoliations importantes étaient le plus souvent françaises,
et avaient rarement été entièrement déportées, ce qui rendit les restitutions rapides. Il reste
que de nombreux comptes, de montant faible, appartenant à des juifs étrangers,
nont pu être restitués, les familles ayant été anéanties. Par exemple, le
caissier du camp de Drancy, qui ne se doutait pas du sort des juifs, ouvrit 7411 comptes
à la CDC, représentant un total de 10 693 562 francs. Seulement 2,5 % des comptes purent
être restitués à des ayants droit, représentant 10 % du montant total.
4 - Les juifs ont été indemnisés à double titre : par lindemnité
forfaitaire pour le mobilier, que pouvaient demander tous les sinistrés par spoliation,
pillage ou bombardement (Les juifs pouvaient y prétendre sur une simple déclaration sur
lhonneur) ; ils pouvaient, en plus, demander des compensations à lAllemagne
pour les pillages, en particulier pour les d'objets dart.
Juste après la guerre, la France était ruinée, et les
disparitions ou destructions dobjets de luxe, bijoux ou uvres dart,
nont été pas indemnisées comme dommages de guerre.
Au total, les restitutions et indemnisations des spoliations ou dols
divers dus au gouvernement de Vichy ont été effectuées partout où cela a été possible.
Les pillages
dappartements ont été bien dédommagés par lAllemagne. Les taux
dindemnisation ont, dans lensemble, été supérieurs à ceux atteints pour
les Français pour tous les dols subits : prisonniers de guerre, déportation,
travail forcé, bombardements
5 - Le gouvernement remboursa les prélèvements effectués sur les comptes bancaires
des juifs pour le payement de lamende dun milliard infligée par les Allemands
(loi du 16 juin 1948). Là aussi, dans de nombreux cas les juifs nont pas demandé
la restitution des comptes les moins importants. Il faut noter que le gouvernement
français a
remboursé, dans ce cas, des spoliations qui avaient été ordonnées par les Allemands.
6 - Curieusement, le rapport compte comme nayant pas été restitué le montant
des ventes par les Domaines des objets dont les propriétaires navaient pas été
identifiés, alors que ceux-ci en avaient été indemnisés par ailleurs. Ce montant de
200 millions de francs nest pas ici pris en compte dans le total (700 millions) des
spoliations non restituées.
7 - Paul Volcker et Jean Mattéoli ont eu limpression davoir été
manipulés.
© Jacques Villette, Paris 2001
Partie : Analyse
chronologique et politique Chronologie détaillée Analyse des causes
Audience
du Prési Lettre au
Président Anomalies de procédure
Géné : Accueil Sa défense Le
procès Bordeaux Qui est-il ? Bibliographie
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