Régulièrement, on présente au public français des
personnes qui ont aidé des juifs pendant la guerre pour mieux mettre en évidence
la soi-disant culpabilité de Maurice Papon. Nous pouvons citer ainsi : Aristide de Sousa Mendès,
consul du Portugal à Bordeaux, qui, avant juillet 1940, délivra de nombreux
visas à des juifs pour leur permettre de se réfugier au Portugal, en désobéissance
aux ordres reçus ; Varian Fry, citoyen américain qui, envoyé par une
association américaine patronnée par Eleanor Roosevelt, aida des intellectuels
européens antinazis à sortir de France, et dernièrement une institutrice suisse
,Elisabeth EIDENBENZ qui créa la
maternité d’Elne, en
zone non occupée.
Ces personnes ont eu une conduite très honorable, mais
n’ont pas couru les mêmes risques que les fonctionnaires français qui étaient
sous la contrainte nazie, et qui furent nombreux à périr à Mauthausen. Toutes
sont encore vivantes ou sont décédées dans leur lit.
- Aristide de Sousa Mendès ne risquait que ce qu’il lui est arrivé :
il fut mis en retraite anticipée à l’âge de 55 ans, car son frère
jumeau était un ami de Salazar.
- Varian Fry
, citoyen de la seule nation qui aidait alors la France dans
son extrême détresse, ne risquait que ce qu’il lui est arrivé : il
fut reconduit à la frontière avec courtoisie, sur la demande du consulat des
USA.
- Les infirmières suisses ne risquaient que d’être renvoyées en Suisse.
Dans les trois cas, ce furent des initiatives non
gouvernementales, de citoyens de pays qui aidaient la France sur de nombreux
points, mais les USA et la Suisse refusaient de donner asile aux juifs. Le
Portugal et l’Espagne acceptèrent d’héberger de très nombreux juifs, et rouvraient
leur frontière chaque fois que d’autre pays acceptaient de soulager leur
charge.
. C’est pour essayer de convaincre l’opinion américaine qu’il fallait
accueillir des juifs que Variant Fry écrivit son livre, La liste
noire, en 1941 et donna des conférences, mais sans aucun succès. Les USA
connaissaient encore le chômage, et le Sénat releva les obstacles à
l’immigration des juifs. Les États-Unis n’ont accueilli que 10608 juifs
en 1942, et malgré les demandes d’organisations humanitaires, de mars 1941 à
août 1942, seulement 309 enfants juifs de la France non occupée1.
En août 1942, Pierre Laval, alors Premier ministre, reçut Tuck, chargé
d’affaires des USA à Vichy, qui protesta que l’on sépara les enfant des
parents2.
Sollicitée par la France, la Suisse a toujours refusé
d’ouvrir sa frontière. Raul Hilberg a écrit, page 555 : " Le
chef de la police fédérale et des services de police déclara : Nous ne
pouvons pas transformer notre pays en éponge et accepter 80 ou 90% des réfugiés "3.
Réflexions inspirées par ces livres ou
documentaires :
1 - Nous devons rappeler l’état de la France à l’époque. Deux départements avaient été
annexés à la Belgique occupée, et trois avaient été annexés à
l’Allemagne. Le reste de la France était coupée en deux par une ligne qui
interdisait tout transport de nourriture vers le sud déficitaire en production
agricole. Il y avait en France sud 500 000 réfugiés espagnols et 200 000 juifs
qu’il fallait nourrir. Tout ce monde s’était invité, alors qu’il y avait
1300 000 français prisonniers de guerre en Allemagne. Pendant que 76 000 juifs
étaient déportés, 140 000 résistants l'étaient aussi et 700 000
travailleurs furent requis pour le travail obligatoire.
3 - Alors qu’il y avait à peine 100 000 juifs en France avant la guerre
14-18, il y en avait encore 250 000 après la guerre 39-45 malgré les déportations,
et maintenant ils sont environ 700 000. C’est en France, de toute l’Europe
qui fut occupée, que des juifs ont le plus échappé à la furie Nazie. Cela
fut dû à ce que la France avait accepté, plus que tout autre, de leur donner
asile quand Hitler prit le pouvoir. On cite souvent le Danemark comme un pays
qui a sauvé ses juifs, mais ce pays avait refusé de donner asile aux juifs étrangers,
et ses juifs nationaux ont été sauvés par la Suède qui a ouvert sa frontière
quand ils ont été en péril (Cf Hilberg).
4 - En France, les juifs ont, 60 ans après les faits, exigé que Maurice
Papon meure en prison, après avoir été condamné à 10 ans de prison dans un
procès dénoncé comme inéquitable par la Cour Européenne des Droits de
l’Homme.
Remarque importante
Nous protestons contre l'exploitation faite
par les instances sionistes de ces actions qui avaient pour objectif initial
d'honorer une personnalité et non contre l'objectif initial qui était
honorable. Varian Fry a écrit son livre pour tenter de sauver des
malheureux, en ignorant l'existence de Maurice Papon, mais les
présentations de son livre à la télévision étaient orientées contre M
Papon. Les enfants d'Aristide de Sousa Mendès pensaient à honorer leur père, mais Josè-Alain Fralon cite deux fois le nom de
M Papon dans son livre sur de Sousa, alors que ce dernier quitta Bordeaux
deux ans avant que M Papon y arrive. Des descendants de mères qui accouchèrent
à Elne ont d'abord pensé à honorer Elisabeth EIDENBENZ, mais le film
est souvent cité dans un contexte anti Papon et même contre la France.
Les bons sentiments de reconnaissance exprimés dans les films patronnés
par les associations juives ne sont que des entreprises d’influence sur
l’opinion française pour soutenir le procès de Maurice Papon et
indirectement la politique de la droite israélienne. Ces films ont souvent été subventionnés
avec les fonds versés par les banques et le gouvernement français de janvier 2001, au titre du " mémorial du martyr
juif", dans le
cadre de l’accord Jospin - Stuart Eizenstat4.